Michel DUBY
Du bons sens pour PASSY
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Réponse des anti-JO
Droit de réponse du CAO

suite à l'article du Dauphiné libéré et les propos tenus par le maire d'Annecy.
03 avril 2011

Communiqué
Europe écologie les Verts

Communiqué de presse en réponse à Monsieur RIGAULT
Europe écologie
Echec de la candidature d'Annecy !

7 voix sur 95 pour Annecy : sans commentaire ...
lire le communiqué de EELV Rhône Alpes ci-contre

Communiqué ACRP
Communiqué des conseillers municipaux du groupe citoyen de Passy et des membres du bureau de l'ACRP au sujet de la déroute prévisible de la candidature d'Annecy aux Jeux Olympiques d'hiver

La décision des membres du Comité Olympique International réunis à Durban en Afrique du Sud le 6 juillet est tombée.
La candidature d'Annecy aux jeux olympiques d'hiver de 2018 a été sévèrement rejetée.
Seules, 7 voix sur 95 se sont reportées sur la candidature d'Annecy. Les arguments que nous avions avancés et qui avaient été écartés avec arrogance par les élus porteurs de ce projet qui utilisait largement les deniers publics sont ceux qui ont conduit à ce cuisant échec.

L'amateurisme a prévalu dès le départ, aussi bien sur le plan national, départemental que local.

Nous avions dénoncé à de très nombreuses reprises au conseil municipal de Passy la consommation d'espaces naturels dans la plaine de Passy mais également dans d'autres espaces montagnards au détriment de la population locale et des agriculteurs, sans aucune concertation

Nous sommes intervenus dans des réunions publiques, dans des manifestations pour souligner l'extrême légèreté d'un plan financier qui malgré le rejet de la candidature coûtera directement 100 000 euros aux contribuables passerands et 30 000 000 d'euros pour un simple dossier de candidature, dépenses en grande partie d'origine publique (au moins 50 %).
Cette manière de dilapider l'argent public est un choix que nous condamnons, particulièrement dans un contexte d'attaques incessantes contre les services publics et d'injustices sociales renforcées.

Le manque de gouvernance, la rivalité de personnalités en mal de reconnaissance politique, la volonté de paraître de Mr Rigaut (maire d'Annecy), de Mr Monteil (président du conseil général), des maires de la vallée parmi lesquels celui de Passy décrédibiliseront la candidature et conduiront à la déroute annoncée. Les sportifs sollicités n'étaient manifestement pas taillés pour porter un tel projet en raison de leur manque d'expérience et de leurs fantaisies.

La réflexion sur l'aménagement d'une montagne préservée que nous souhaitons laisser aux générations futures doit se poursuivre. La fragilité naturelle de ce milieu ne doit plus faire la place belle à l'improvisation pour servir les intérêts immédiats, financiers et économiques.

Nous resterons vigilants face aux projets qui porteront atteintes de façon durable à la plaine et à l' environnement montagnard, richesse commune.

Nous continuerons à nous faire entendre, à préconiser et promouvoir une autre idée d'un sport pour tous au service de l'éducation, d'un sport qui soit source de plaisirs partagés n'excluant évidemment pas la compétition de haut niveau, d'un sport qui participe à l'activité sociale dans le cadre des loisirs ; nous défendrons l'esprit de rencontres qui privilégient l'entente fraternelle bien éloignée des lois de l'argent, de la performance inconsidérée surmédiatisée et de la gloriole nationaliste qui prédominent aujourd'hui .

Michel Duby et Myriam Saler, conseillers municipaux à Passy
Christophe Gilger, François Grosset, Anne-Marie Fontaine, Jean Fontaine, Annette Bordon, Didier Saler, Yannick Le Gall... membres du bureau de l'Association Citoyenne et Républicaine de Passy




Commentaires de journalistes, d'observateurs ou d'élus après l'ampleur de la défaite

« Le gâchis est immense : comment peut-on perdre -aussi lamentablement – l'organisation des JO [...]A cause de l'incompétence des hommes au pouvoir, probablement. »
L'équipe 7 juillet 2011-article de Marc Chevrier-

« Un résultat indigne du pays du rénovateur des Jeux Olympiques. [...]L'accumulation de crises, d'hésitations liées à un manque de gouvernance, ne pouvait se conclure que par une déroute. »
L'équipe 7 juillet 2011-article d'Alain Lunzenfichter-

« Vous les Français, descendez de votre piédestal ; le monde a changé, pas vous. »
Un membre de la commission exécutive du CIO qui s'adresse à quelques journalistes français présents à Durban / L'équipe 7 juillet 2011-article d'Alain Lunzenfichter-

« Je suis très déçu car nous perdons beaucoup d'argent dans cette affaire .»
Réaction de Gilles Petit Jean, maire de Passy, égal à lui-même et qui semble devenir lucide, dans le Dauphiné Libéré du 7 juillet 2011.
Commentaire des rédacteurs du communiqué : il est un peu tard pour se rendre compte que l'on ne joue pas ainsi avec l'argent public pour satisfaire sa gloriole. Monsieur Petit Jean donne raison aux élus Michel Duby et Myriam Saler qui dénonçaient l'absence de financement du projet de patinoire et la mauvaise évaluation des frais annexes. Nous échappons cependant au pire, la réalisation d'une structure ne correspondant pas aux besoins de la population et qui aurait mis dans le rouge de manière durable les finances communales mais aussi départementales .

« Lentement mais sûrement, l'amateurisme s'est installé dans les arcanes de la candidature haut-savoyarde.
Depuis son arrivée, Charles Beigbeder a fait le tour du monde aux frais de la princesse, tout en distillant un discours qualifié de creux. »

Le Messager 7 juillet 2011-enquête réalisée par Géraldine Baehr et Samuel Thomas

«[...] face à un si mauvais score, on doit se dire que le programme n'était pas bon. »
Christian Monteil, président du conseil général, Dauphiné Libéré du 8 juillet 2011.


« Je ne hurlerai pas avec les loups car ce n'est pas mon genre. […] cette candidature n'a déstabilisé ni Annecy, ni le département. Voilà pourquoi j'ai soutenu et je continuerai à soutenir le maire d'Annecy et le président du Conseil Général. »

Réaction de Bernard Accoyer, maire d'Annecy le Vieux, militant UMP et président de l'Assemblée nationale, Dauphiné Libéré du 19 juillet 2011.

Afin de poursuivre cette métaphore excessive et commune avec les loups, il semble que cet ambitieux personnage s'apparenterait aux animaux sympathiques et bêlants de nos alpages qui craignent les grands prédateurs. Dans la société humaine, la vie en troupeaux permet une solidarité des bien-pensants qui oublient qu'un politique doit être au service de l'intérêt général. C'est bien ce besoin de paraître qui a conduit nos élus majoritaires dans le département à construire une ambition olympique qui aurait satisfait leur ego et leur envie d'être vus dans les médias du monde entier...en utilisant largement l'argent du contribuable. Certains en France ont eu l'outrecuidance de qualifier la politique conduite par cette majorité au pouvoir de « bling-bling »...
JO à Passy.
Des engagements à risques au détriment des priorités communales.

 Alors qu'il avait refusé tout débat au cours de  conseils municipaux successifs sur l'éventualité de la candidature de Passy comme site olympique, nous avons appris par les médias que le maire avait choisi de proposer un terrain communal, sans aucune concertation, pour accueillir une patinoire de 6 000 places. Celle-ci serait destinée aux épreuves de hockey féminin des jeux olympiques d'Annecy 2018 (Dauphiné Libéré du 16 septembre 2010). Cette proposition permettrait de ne pas porter atteinte à la plaine agricole de Passy. Cet espace qui a servi à entreposer des matériaux se situe entre différents équipements publics et privés près du collège.

 Un problème de gouvernance :
les médias nous informent des décisions du maire.


Depuis l'éventualité de cette candidature fluctuante, les conseillers municipaux et les habitants de notre commune n'avaient été, depuis 2009,  informés que par les médias de l'évolution du dossier. Lors d'une conférence de presse le 18 septembre 2010, le président du Conseil Général M. Monteil affirme que « les sites présentés au maire concerné ont été validés ». Dans une interview de la mi-septembre le maire d'Annecy Mr Rigaud déclarait « avoir des assurances par le maire de Passy qui récemment vient d'engager sa commune avec son conseil municipal et a la légitimité de le faire […] de porter la patinoire qui doit être installée dans la Plaine du Mont Blanc dans sa commune ». La première présentation officielle au conseil municipal de Passy ayant eu lieu le 30 septembre 2010 …, cherchez l'erreur ! Les élus passerands ont bien été informés des choix du maire sans aucune concertation préalable.

La venue de M. Monteil.

Sans que les élus municipaux aient été prévenus de son déplacement à Passy, M. Monteil, accompagné de deux techniciens, est revenu sur l'historique de la candidature ; il a déclaré avoir compris l'inquiétude des agriculteurs et a affirmé que les terres de la plaine seraient épargnées. Quant aux éléments financiers, les chiffres avancés (600 millions d'euros pour les infrastructures, 350 millions d'euros pour les équipements...) ont semblé relever d'un certain amateurisme, les approximations et les engagements annoncés étant totalement aléatoires. Le coût avancé semble faible en comparaison des derniers jeux olympiques de Vancouver (2,83 milliards d'euros au lieu de 586 millions annoncés pour les infrastructures).
Pour Passy, dans un premier temps, le budget de la future patinoire avait  été estimé à 32 millions d'euros pour la construction, 42 millions si l'on intégrait la reconversion en piscine. La charge directe annoncée ce soir-là pour la commune serait de 5 millions d'euros.
La visite de M. Monteil avait donc essentiellement pour objectif de légitimer la proposition du maire d'offrir, sans aucune concertation, un terrain communal pour le prestige de quelques élus départementaux ou annéciens en mal de reconnaissance.
Les deux motions présentées par l'opposition, dont la nôtre jugée sans doute trop contraignante, ont été rejetées au conseil municipal du 13 octobre. Afin que soit évité le pire, nous avions dans cet écrit clairement exprimé nos réserves. Nous expliquions que « les finances de la commune ne pourraient pas supporter un tel engagement, aussi bien en investissement qu'en fonctionnement […], que ce projet devrait être soumis après concertation à l'approbation de tous les Passerands […] ».
Nos réserves n'ont pas été entendues, nos craintes sont confirmées. En effet, la délibération votée le 28 octobre est un véritable diktat pour la commune.

Engagement à sens unique de la commune : un marché de dupes.

Les courriers adressés au président du Comité International Olympique sont significatifs. Selon le modèle imposé, « au nom de la commune, le maire de Passy garantit :
  • la participation de notre commune au financement du site qui prévoit la construction puis la reconversion de la patinoire,
  • l'absence d'autres manifestations pendant la même période,
  • la mise à disposition d'espaces publicitaires,
  • la mise à disposition gratuite de nos services publics,
  • l'exonération des épreuves tests et compétitions olympiques de taxe sur les spectacles,
  • une partie du financement et la mise à disposition de nos infrastructures et bâtiments nécessaires aux JO sans frais,
  • la jouissance par le Comité d'Organisation, en exclusivité, de ses sites et de tous les droits s'y rattachant,
  • l"engagement en tant que de besoin des procédures nécessaires visant à l'adaptation des règlements d'urbanisme,
  • la mise en place du réseau de voies olympiques dans les conditions définies dans le dossier de candidature».

 Le coût de la patinoire de hockey (6000 places) dont la commune assurera la maîtrise d'ouvrage directe est à ce moment-là estimé à 43,3 millions d'euros ; le pourcentage financé par la commune serait alors ramené à 3,5 millions d'euros. Il s'agit d'un engagement minimum, sous-évalué, puisque en réponse à une question que j'ai précisément posée, « la mise en place de voies olympiques et les autres dépenses annexes n'ont pas été considérées ».

Nos craintes :
 incertitudes quant au financement d'un investissement de prestige.


Les craintes que nous avons exprimées sur le plan financier aux conseils municipaux du 13 et du 30 octobre ont été confirmées par l'adjoint aux finances. La capacité budgétaire et fiscale de la commune ne permet plus de pareilles fantaisies. Le plan de financement qui devrait intégrer ces données n'a pas été encore envisagé.  Les taux d'imposition  ont déjà été augmentés de 6,6% (cf Passy Citoyen n°3 de juin 2010) , sans doute plus de 10% si on intègre les décisions départementales  et régionales. La proposition de prise en charge des frais de candidature par le syndicat mixte a été chahutée ; en effet à la somme initiale de 100 000 euros pour le site de Passy se sont ajoutées les sommes équivalentes pour chacun des autres sites retenus : celui de Chamonix, des Houches et de St Gervais.
Alors que le produit des impôts payés par les Passerands devrait servir l'intérêt général (entretien des bâtiments publics, des écoles notamment celle de Chedde le Haut, des routes, des équipements sportifs, piscine de Marlioz, stade de neige et bâtiment d'accueil de Plaine-Joux, aménagement du site de La Ravoire...), nous voilà engagés dans un investissement de prestige éphémère, inutile voire nuisible à la collectivité.
 Les habitants de Passy devront payer pendant plusieurs décennies les conséquences de ces choix douteux.

Conséquences environnementales.

L'installation possible de la patinoire dans la plaine du Mont-Blanc a suscité la mobilisation des agriculteurs qui ont craint la confiscation d'une partie de leur outil de travail : 20 à 30 ha étaient susceptibles d'être soustraits, sans compter toutes les voiries d'accès à l'équipement et les parkings. Cette idée aurait été abandonnée. Provisoirement ? Peut-être...Les premières esquisses de l'éventuelle patinoire mettent en évidence le peu d'espace entourant un équipement qui serait coincé entre le tennis couvert, le stabilisé de football et un lotissement, le parking d'accès réclamé se pouvant se situer que de l'autre côté de l'Arve.
En supposant que la candidature d'Annecy, malgré le départ de M. Grospiron, et l'arrivée d'un affairiste Charles Beigbeder, soit retenue le 11 juillet 2011, en cas de difficultés techniques et en raison de l'engagement écrit du maire « de tout mettre en œuvre pour garantir le plein succès de ces jeux », rien ne s'oppose  à ce que les regards des membres du comité d' organisation se portent  à nouveau  du côté du plan d'eau...
Le dernier élément concerne la qualité de l'air. En raison de données indiscutables transmises par un organisme chargé de la surveillance des rejets toxiques dans l'atmosphère en hiver (il s'agit d'Air APS), ce projet d'implantation dans la vallée de l'Arve est contre nature.
Soumis à la pression des associations soucieuses d'environnement et d'une centaine de particuliers mandants qui ont porté plainte contre l'Etat, le Préfet a accepté de mettre en place un Plan de Protection de l'Atmosphère, comme la loi  l'y oblige en cas de situation critique. Le surplus d'urbanisation et de déplacements routiers serait source de nouveaux pics de pollution qui aggraveraient la situation actuelle.
 Il nous faut abandonner cette folie des grandeurs, retrouver la raison, revenir à des projets répondant aux besoins de la population passerande toute entière !
La rénovation des écoles de Chedde, de la piscine de Marlioz, l'installation d'aires de jeux dans les quartiers, la construction d'un établissement pour accueillir les personnes dépendantes...ne seraient-elles pas plus utiles?

Michel Duby, conseiller municipal de la gauche citoyenne écologique.
Propositions pour Passy
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