Michel DUBY
Du bons sens pour PASSY
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Conseil municipal du 20 décembre 2018

Débat d'orientation budgétaire


Politique générale : le désengagement de l’Etat se poursuit

Au cours de la présentation du budget 2019, Monsieur Drevon, adjoint aux finances, a justifié l’augmentation du déficit de l’Etat en raison de la prise en charge de la dette de la SNCF de 40 milliards d’euros. Les aides de l’Etat, notamment la dotation globale de fonctionnement (DGF) auraient en conséquence diminué (plus de 1 200 000 d’euros depuis 2012).

Nous sommes intervenus et avons rappelé que le déficit de la SNCF provenait d’investissements souhaités par les élus, ministres, maires de grandes villes, députés ou sénateurs … qui souhaitaient disposer de lignes TGV de prestige pour relier leur région à la capitale. Ces travaux ont été réalisés au détriment de petites lignes régionales et a eu pour conséquence une baisse du service rendu sur le plan local.

Nous avons également expliqué que les moyens de l’Etat par conséquences ceux des communes ont diminué en raison de cadeaux fiscaux faits aux grandes entreprises « pour réduire le chômage » depuis des décennies., quels que soient les gouvernements : modification du mode de calcul de la taxe professionnelle, le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE porté par Emmanuel Macron en 2012) mis en place en 2013 (montant de 20 milliards par an) pour soutenir les entreprises françaises, l’impôt sur la fortune (ISF) supprimé en 2017, la Flat Taxe (plafonnement des revenus financiers) … Ces choix ont lourdement pesé sur les budgets des communes.

Ces mécanismes simples qui privent les collectivités locales de moyens méritent d’être soulignés : l’Etat ne joue plus son rôle d’impulsion et d’aides aux communes, surtout lorsque les élus locaux ne sont pas à l’initiative de demandes de financement et manquent de dynamisme.

Conséquences  de la baisse des dotations d’état sur le budget communal

L’orientation globale est purement financière : les chiffres annoncés sont exclusivement comptables et il est difficile de percevoir la cohérence en termes de gestion et d’investissement.

Personnel communal

Les dépenses de personnel progresseraient en 2019 de 0,5 %, loin de l’évolution du coût de la vie. Ce manque de reconnaissance financière est une des sources de la démotivation des agents communaux. L’absence de perspectives professionnelles à Passy a également été à l’origine de départs d’employés et de responsables dans les services.

Investissements

Les travaux de rénovation énergétique des bâtiments scolaires se poursuivent ce qui est une bonne chose. Nous avions souhaité ce plan d’investissement en cours de réalisation et nous nous en réjouissons.

La rénovation de l’école de Chedde-le-Haut n’est pas envisagée. Nous le regrettons puisque cette structure scolaire où les élèves se rendent à pied est indispensable à la vie du quartier.

Nous constatons que malgré la dégradation des routes à Passy, aucune programmation pluriannuelle pour la voirie n’est envisagée.

En raison du peu d’investissement concernant l’assainissement, il faudrait 194 ans pour renouveler le réseau. (501 mètres réalisés en 2017 pour une centaine de kilomètres de réseau).

Les séparatifs n’étant pas suffisamment réalisés, le volume d’eau arrivant à la station d’épuration représente 51,6 % du volume à traiter. De ce fait, la participation de Passy au syndicat intercommunal de la station d’épuration augmente de 23 % alors que celles de St Gervais et des Contamines ne progressent que de 17%.

Nous percevons clairement les conséquences d’un manque d’anticipation que nous avons dénoncé depuis longtemps. L’usager de l’eau à Passy verra sa facture augmenter.

Raccordement du centre technique communal au réseau d’eau potable … de Domancy

Le centre technique communal est alimenté par l’eau de la nappe phréatique depuis toujours.

La délibération laisse entendre que l’eau serait impropre à la consommation pour les nourrissons. La solution de raccordement est envisagée sur la commune limitrophe de Domancy, au lieu-dit les Grandes Vernes, près de la départementale 339 qui mène au centre commercial.

D’après le rapport transmis aux habitants du secteur, il est préconisé de « limiter son usage et de privilégier le recours à l’eau embouteillée pour la préparation des biberons des enfants de moins de 6 mois ».

En réponse, Michel Duby a expliqué qu’à sa connaissance, les nourrissons du CTC ont plus de 18 ans ...

« Le bon sens voudrait que le CTC soit raccordé au plus court au réseau existant,  « chez nous », à la Carabotte et de relier dans la même tranchée le Centre technique au réseau d’assainissement. »

Le délai de prise en charge du dossier par la SNCF pour obtenir l’autorisation de passer sous la voie ferrée serait, d’après la délibération,  trop long puisqu’il faudrait deux ans.

« Alors, battez-vous pour obtenir rapidement un fonçage sous la voie SNCF, faite-vous respecter, défendez les intérêts de Passy à long terme.

Au-delà du paiement de ce service à la commune de Domancy, n’oublions pas que cette eau de cette commune provient à cet endroit des glaciers de Miage, sur St Gervais … et que la quantité de glace n’est pas pérenne. »

Si l’ensemble de l’opposition a repris et a accepté ces remarques, les élus de la majorité ont eux voté unanimement la fourniture d’eau par Domancy depuis les Grandes Vernes, plus éloigné pourtant que l’alimentation en eau de Passy depuis le pont de la Carabotte.

Allez comprendre !

 

Volonté du Maire de réduire encore les débats au conseil municipal :

suppression de la présentation des questions ouvertes par leurs auteurs en fin de conseil.

Deux questions ouvertes étaient proposées par les deux élus de notre groupe à la fin du conseil du 20 décembre, comme le règlement intérieur l’autorise.

L’une concernait le projet contesté par la population de lotissements à La Ravoire, l’autre une signalisation routière mal implantée et incompréhensible à Chedde.

Jusqu’alors, comme prévu dans le règlement intérieur, ces questions étaient lues et expliquées par leur auteur.

Pour couper court à tout échange, le Maire a décidé, contrairement à ce qui est écrit dans le règlement intérieur,  de lire lui-même à la fois ces courriers et les réponses préparées. Faut-il pareillement craindre les échanges au conseil qui doit rester un lieu vivant de démocratie directe ? Ce refus de débat est constaté lors des questions posées par le public en début de conseil.

Nous publions ces deux courriers  afin que nos lecteurs prennent connaissance de leur contenu qui n’avait rien de pernicieux.

 

La Ravoire, quel gâchis ! Décembre 2018

La propriété de La Ravoire bradée :

une belle affaire pour Bouygues immobilier.

Après des négociations délicates qui avaient été conduites par Michel Duby de 1997 à 2000 sous le mandat de Perrin, cette propriété qui appartenait alors à la SNCF avait été acquise pour un million d’euros.

Il s’agissait en 2000 d’une très bonne affaire : la volonté était de réaliser un projet structurant destiné à l’ensemble de la population comprenant une école en remplacement de celle du chef-lieu qui avait dû être évacuée en raison d’un glissement de terrain. Cette école comprenait huit classes, un restaurant scolaire et une cuisine centrale qui aurait fourni des repas traditionnels préparés sur place aux différentes écoles de la commune mais aussi une bibliothèque, des aires sportives et des aires de jeux ouvertes au public dans un cadre aéré.

Il restait autour de l’école de la place pour la réalisation de services d’intérêt général. Un lieu d’accueil pour les personnes âgées avait été alors envisagé dans l’espace restant.

La municipalité Tissot a mis fin à ce projet et le bâtiment La Ravoire qui devait être rénové a été abandonné. Il s’est dégradé au fil du temps et a été détruit par la municipalité actuelle en 2017.

 Un beau gâchis en termes d’aménagement.

Le maire Parick Kollibay a décidé de vendre la propriété. Les intentions de la municipalité ont-elles été auparavant définies ? N’aurait-il pas fallu avant toute décision travailler ce dossier avec l’ensemble du conseil municipal ? Un preneur a finalement été trouvé pour 2 250 000 euros. Il s’agit de Bouygues Immobilier.

Deux critères ont été fixés pour l’attribution : le prix d’achat du tenant et la nature du projet immobilier. La réalisation de 130 logements pour 11 000 m2 de surface de plancher a été retenue.

L’acte de vente précise qu’il s’agit de 11 000 m2 minimum ce qui laisse entendre que le projet pourrait être bien plus important. Alain Roger membre de l’opposition soulignait les incohérences de l’acte de vente et les parties floues qui laissent une grande liberté à Bouygues de faire ce qu’il veut.

Michel Duby s’interrogeait sur l’intérêt d’un tel aménagement en ce lieu. La construction de 130 logements entraîne en effet un apport important de population, des flux de véhicules incessants sur des routes étroites déjà saturées, l’apport de nouveaux élèves à l’école du chef-lieu incapable de les accueillir.

La municipalité a-t-elle bien conscience des conséquences d’un tel projet et de la dégradation de la qualité de vie pour la population actuelle de ce secteur ? L’absence de concertation suite à l’annonce de ce projet immobilier est consternante et a fait déjà réagir vivement quelques voisins.

Les questions posées par le public en début de conseil du 29 novembre allaient dans ce sens. Nous nous interrogeons sur ce refus de faire vivre la démocratie et un manque de méthode avéré : pourquoi sortir du chapeau un tel lotissement sans aucune réflexion collective préalable ?

Les élus du conseil, de la majorité comme de l’opposition, auraient pu alerter sur les inconvénients et les risques de ce projet et faire des propositions constructives

Grâce à un cahier des charges réfléchi collectivement, l’intérêt général des Passerands face à une opération qui a toute l’apparence d’une opération financière pour un groupe habitué à des affaires juteuses aurait été davantage préservé.

Conseil municipal septembre 2018

Passerelle du Nant Bordon,

un investissement dans le vide…

Ce projet est-il vraiment prioritaire ?

Lors du Conseil Municipal de juin, nous, les groupes Du bon sens pour Passy et Passy 1 Avenir, avons fait part de nos interrogations, surtout au regard du maigre dossier d’étude technique présenté. Si améliorer le passage existant du torrent peut s’entendre (pourquoi déjà ne pas rétablir la passerelle en bois comme auparavant), le coût pose question.

Sur le fond, nous avions dans un premier temps dénoncé le fait d’envisager un tel aménagement en limite de zone rouge du Plan de Prévention des Risques Naturels (voir les documents du P.P.R.N 2013). En 1983, l’ancienne route du Lac Vert avait été emportée par le Nant Bordon en raison des travaux pour assécher le Lac Gris à Plaine-Joux, à proximité du départ des téléskis du Tour et de Barmus. Or, le réseau hydraulique et l’écoulement du Nant Bordon avaient été modifiés en profondeur, conduisant à la crue et au glissement du terrain. Depuis cette date, les rives du Nant Bordon au niveau de l’ancienne route, ne cessent de se creuser et chaque orage ou fonte printanière, accentuent l’érosion. Il suffit de voir les fissures dans la partie amont de la route, pour constater que le terrain continue de bouger.

Nos deux groupes avaient dénoncé un investissement sous-évalué. D’abord annoncé à 580 000 €, il serait désormais de 689 000 €. Or, les aménagements comme la coupe forestière nécessaire et la réfection des accès amonts et avals ne sont pas chiffrés. C’est pour cette raison que nous évaluons la facture finale aux alentours du million d’euros.

Au Conseil Municipal de septembre, le Maire a indiqué que la passerelle sera accompagnée de deux nouveaux parkings au niveau de la Porte d’Eau (totems) et du Lac Vert… Une preuve que la majorité Kollibay vit encore dans les années 80 où tout était organisé autour de la voiture (il faudrait au contraire mieux réguler la circulation au niveau du Lac Vert pour valoriser le caractère naturel du lieu). Enfin, même si des subventions sont attendues, Passy va une nouvelle fois investir dans un équipement qui ne générera aucune recette directe pour la collectivité. Un investissement dans le vide…

Sur la forme, le Maire se renie une nouvelle fois.

Nous l’avions interpellé au mois de juin. Il avait alors certifié que cette demande de subvention n’exonérait pas le conseil municipal d’un débat sur la réalisation de cette passerelle himalayenne. Ce dossier a également suscité le mécontentement de plusieurs élus de sa majorité. Au Conseil Municipal de septembre, Patrick Kollibay affirmait qu’il n’était plus question de débat sur ce sujet, révélant une pratique autoritaire bien éloignée de la réflexion collective qui doit prévaloir dans une collectivité territoriale. Curieusement, il manquait 8 élus de son groupe ce soir là…

Les sommes engagées ne seraient-elles pas plus utiles à un aménagement pour les jeunes au Plateau d’Assy ou à Marlioz, ou encore à la réfection du terrain de foot synthétique avec la pose d’un vrai revêtement pour la piste d’athlétisme par exemple ? Ce ne sont pas les besoins qui manquent à Passy.

 

Michel Duby, Raphaël Castera

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MARS 2018 : passerelle himalayenne

Passerelle himalayenne au-dessus du pierrier du Nant Bordon …, quel intérêt ?

Ce projet avait été annoncé par la liste Kollibay et comme le maire a affirmé au cours de ce mandat que son programme électoral était de simples promesses ayant pour objet de se faire élire, nous pensions que cette idée farfelue avait été abandonnée.

Eh bien, non ! Au conseil du 22 février 2018, il a été demandé par la voix de l’élu André Payraud des subventions à la Région et au Département, fonds provenant également des contribuables.

La municipalité actuelle ne trouve rien de mieux, alors que les moyens de la commune sont très limités de l’aveu même de la majorité, de vouloir réaliser une passerelle himalayenne … au-dessus des éboulis du Nant Bordon, … qui se traverse très facilement à pied.

André Payraud, « le nageur de l’impossible » qui s’était laissé porter par le courant de ruisseaux glaciaires, du côté du Népal, a ramené l’idée de ponts himalayens suspendus au-dessus de quelques précipices : moyen de cheminer sans doute indispensable dans ce pays, … mais qu’en est-il à Passy ?

Le coût initial sous-évalué annoncé serait de 580 000 euros Hors Taxe, une bagatelle puisque le pont serait payé par le contribuable. Il dépasserait sans doute largement 1 million d’euros sans compter les coûts complémentaires d’accès au départ du chemin, la création de parkings.

Rappelons que les rues et les routes de la commune sont mal entretenues faute de moyens, que les besoins de la population, des associations sont bien réels !

Les élus de l’opposition ont souligné l’absence d’intérêt d’un tel projet et la fragilisation d’un espace naturel connu pour les risques d’érosion et de glissements dans ce secteur classé en zone rouge, potentiellement dangereux.

L’adjoint Drevon expliquait qu’une étude était jointe au dossier. Michel Duby s’étonnait que celle-ci soit résumée à 4 lignes que nous communiquons aux lecteurs afin que chacun se fasse un avis :

« L’instabilité des versants permet d’implanter les appuis de la passerelle, moyennant des ouvrages de génie-civil dimensionnés en conséquence. Le contexte géologique génèrera un surcoût pour le génie civil et les ancrages à réaliser mais ne compromet pas la faisabilité de l’ouvrage et sa pérennité. » (page 19 du dossier)

     Un peu léger non comme étude !

 

Conseil municipal février 18

Nouvelle pollution à Passy, comme si nous n’en avions pas assez !

Le maire propose au conseil de février d’installer une antenne haut débit sur le toit du Parvis des Fiz, à proximité d’habitations et de bâtiments publics accueillant des enfants.

« La commune de Passy doit-elle toujours être la ville du Pays du Mont Blanc à subir le plus les nuisances et les pollutions diverses de la vallée ? »

Telle est la question que Michel Duby a posée au conseil municipal du 22 février 2018 suite à la proposition du maire d’accepter d’implanter une antenne haut débit sur la toiture du Parvis des Fiz. L’impact des ondes électromagnétiques émises par les antennes sur les populations voisines est désormais reconnu dangereux pour l’homme.

L’installation de ce matériel de communication répond aux besoins de la commune de Combloux.

En échange du service rendu, Passy percevrait une redevance annuelle et forfaitaire de 100 euros.

Après la lecture de cette délibération par l’adjoint concerné, André Payraud,  peu au fait de l’usage des ondes et des risques encourus, Michel Duby exprimait un mécontentement partagé par les habitants du quartier et les personnes qui vivraient à proximité d’une telle antenne.

Aux diverses pollutions constatées localement et qui font que Passy est considérée comme une des communes « les plus polluées de France » s’ajouterait désormais une pollution par les ondes électromagnétiques.

Que sont les ondes électromagnétiques ?

Les ondes électromagnétiques transportent des informations qui alimentent nos postes de réception, radios et télévisions, nos ordinateurs. Elles agissent sur la santé des personnes qui vivent à proximité.

L’Organisation Mondiale de la Santé a identifié ces ondes comme porteuses d’un risque évident de développement de cancer.

Les champs électromagnétiques sont classés par le Centre International de Recherche contre le Cancer, CIRC, dans la catégorie des cancérogènes possibles pour l’homme.

Rappelons que le CIRC est une organisation spécialisée de l’OMS.

Une loi relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques a été votée le 9 février 2015 : il s’agit de la loi Laurence Abeille.

Que dit cette loi ?

Cette loi oblige par l’article 2 à la mise en place d’une instance de concertation dont la composition et les modalités de fonctionnement restent à définir.

Un dossier d’information doit être mis en place, consultable dès la phase de recherche d’un lieu d’implantation,  2 mois avant le dépôt de la demande d’autorisation d’urbanisme ou de déclaration préalable. Le principe de précaution doit être appliqué. L’implantation d’antenne doit se faire loin d’habitations …

Les enfants doivent être d’autant plus protégés de l’exposition aux ondes car leur organisme n’est pas mature.

L’article 7 nous dit que dans les établissements l’installation de tout équipement terminal fixe (équipé d’un accès sans fil internet) est interdite dans les espaces dédiés à l’accueil des enfants.

Ayant expliqué l’impact de ces ondes à l’assemblée, Michel Duby rappelait le principe de précaution en cas d’incertitude et interrogeait le maire sur l’indispensable concertation des populations concernées.

« Quelle information, quelles instances de concertation face aux ondes électromagnétiques pensez-vous mettre en œuvre comme le préconise la loi ? 

Nous devons nous interroger sur le choix du secteur d’implantation :

Ø  3 antennes présentes à proximité des terrains de football, des courts de tennis, à proximité d’habitations, du collège surexposent déjà la zone aux ondes électromagnétiques.

Aujourd’hui, la proposition est d’implanter cette nouvelle antenne sur un lieu public fréquenté, le Parvis des Fiz,  à  proximité du Foyer des Jeunes et d’Education Populaire, du collège avec des centaines d’enfants et d’adhérents qui quotidiennement fréquentent ces lieux.

Quel est l’intérêt pour la commune d’accepter cette prise de risques ?

Ø  Répondre à la demande d’un opérateur, en l’occurrence Free.

Ø  Rendre service à une ville voisine, en l’occurrence Combloux, en échange de 100 euros par an.

Ø  Afin de ne prendre aucun risque, l’opérateur a obtenu que la commune s’engage à souscrire une police d’assurance garantissant sa responsabilité civile et qu’elle  « renonce et s’engage à faire renoncer ses assureurs à tous recours contre l’opérateur … pour tous dommages ». En clair, si des dommages matériels sont causés par l’antenne, la commune sera seule à prendre en charge les conséquences de ces dommages.

 

Passy a toujours été considérée dans la vallée  comme le lieu où peuvent s’accumuler les nuisances multiples des autres.

Doit-elle également devenir  la « poubelle des ondes » de l’intercommunalité ?

Cette délibération incomplète, mal préparée, n’évoque aucun de ces risques.

Le principe de précaution vis-à-vis des enfants, des collégiens, des habitants qui vivent à proximité de cette antenne doit être appliqué. L’instance de concertation et d’information des populations qui doit être mise en place a été oubliée. Il faut la mettre en place. »

Face à ces arguments sanitaires de bon sens, à l’inquiétude grandissante de la population vis-à-vis des problèmes de santé publique, Michel Duby demandait l’application de la loi, la mise en place d’une instance de concertation, réclamait  et obtenait le retrait de cette délibération.

 

Autre souci d’environnement

Qu’en est-il aujourd’hui des autres pollutions de la vallée ?

La pollution atmosphérique de la vallée de l’Arve, faut-il le rappeler, touche particulièrement notre territoire.

Passy est une des communes les plus touchées en France par de multiples problèmes de pollutions :

  •         liées au chauffage,
  •          à l’industrie,
  •          aux transports,
  •          à l’incinération,
  •           ….

 

Ces pollutions qui portent atteinte à l’air respiré ont entraîné l’écriture en 2012 du premier Plan de Protection de l’Atmosphère. Les membres de l’Association Citoyenne de Passy se sont fortement investis dans son élaboration.

Par manque de courage du préfet représentant de l’Etat, sensible aux pressions de certains lobbies, des élus nationaux, députés et sénateurs, qui n’ont pas relayé les préoccupations des lanceurs d’alerte, d’élus locaux, les préconisations de ce plan en termes de transports n’ont pas été appliquées. Pas de transfert de camions internationaux en direction de l’Autoroute Ferroviaire Alpine existante, pas de dispositifs de transports collectifs qui permettraient de réduire l’usage de véhicules particuliers …

Plan de Protection de l’atmosphère 2

 Un second Plan de Protection de l’Atmosphère auquel participe, à nouveau, l’Association Citoyenne de Passy qui fait partie du réseau d’associations très actif contre la pollution est en cours d’élaboration.

Après de nombreuses réunions des huit groupes de travail ou au Comité de pilotage, nous constatons que les problèmes soulignés par les médecins qui ont intégré le groupe santé sont minimisés, leur parole de scientifiques et leur expertise remises en cause.

Nos inquiétudes  quant à une dégradation sensible de la qualité de l’air demeurent.

En effet, quels premiers constats peut-on faire début 2018 ?

 La pollution liée aux transports internationaux augmente.

En effet, le nombre de poids lourds sur l’autoroute en 2017 a progressé ; cela a pour conséquence l’augmentation du dioxyde d’azote NO2 le long de la route d’accès au tunnel du Mont Blanc, malgré une météo favorable.

La moyenne annuelle de NO2 est de 49 microgrammes / m3 en 2017, bien au-delà de la norme européenne qui est de 40 microgrammes  / m3 d’air à ne pas dépasser.

Concernant ce polluant routier, la France est en phase de contentieux européen dans de nombreuses zones dont la vallée de l’Arve

Le trafic poids lourds a connu une augmentation de 8% en un an : 620 000 camions ont emprunté le tunnel du Mont Blanc en 2017 soit le niveau le plus élevé depuis la réouverture du tunnel en 2002.

Cette tendance se confirme en janvier 2018 avec une hausse de 18% de poids lourds en plus par rapport à janvier 2017.

Ø  53 856 poids lourds ont emprunté le tunnel en janvier 2018 contre 45 762 en janvier 2017 avec des pointes … de 2700 par jour en milieu de semaine.

Pollution par rapport aux ordures ménagères

Passy Chedde a été le lieu de stockage des ordures ménagères accumulées pendant 20 ans provenant de toutes les communes environnantes (400 000 M3). L’usine d’incinération a été installée à Chedde.

Nous constatons aucune volonté de diminuer la capacité du four de cette usine de la part des élus malgré la diminution des ordures ménagères produites par les habitants du SITOM.

 

Pollution liée à la biomasse provenant de l’industrie et du chauffage individuel

Quelques progrès ont été réalisés : les quantités de particules fines en moyenne auraient diminué.

De nombreux particuliers font le choix de changer leur moyen de chauffage. L’aide apportée pour le renouvellement des installations de chauffage grâce au fonds air-bois participe sans doute à cette amélioration.

La prise de conscience des risques sanitaires est réelle parmi la population locale tout particulièrement parmi les Passerands. Les freins de la part du représentant de l’Etat (le Préfet), le manque d’initiatives sur le plan législatif que nous pourrions attendre des élus nationaux, (députés et sénateurs) sont tout aussi perceptibles. Le désintérêt, la mésentente et  l’inefficacité des élus de la communauté de communes des Pays du Mont Blanc contribuent à l’immobilisme, entre autres en matière de transports collectifs absents de la communauté des Pays du Mont Blanc.

La vigilance et la mobilisation citoyenne demeurent un moyen indéniable de contrecarrer

le peu de réponses efficaces sur ces sujets.

 

Septembre 2018
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Passerelle du Nant Bordon,

un investissement dans le vide…

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