Michel DUBY
Du bons sens pour PASSY
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Réduire la pollution atmosphérique : quelles mesures en Europe ?

 

article du monde du lundi 6 janvier 2014 de Laetitia Van Eckhout

Lire l'article du monde

 
Appel pour la Vanoise

La Vanoise, sa centaine de sommets de plus de 3 000 mètres, ses glaciers bleus sublimes (même s’ils régressent), sa flore de l’extrême, sa faune étonnante (bouquetins et chamois, lagopèdes et gypaètes, aigles et papillons apollons)… La Vanoise des merveilles ! La montagne de mes ancêtres, de mes balades et de mes rêves d’enfant ! Le « jardin vertical » (disait Samivel) des amoureux de la nature…

La Vanoise est à nouveau menacée… 

lire en bas de page


Yves Paccalet
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Le roman noir de l'écotaxe.
Clichés du 09/02/12
Cliquer sur les photographies  pour les agrandir.
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Chauffage au bois
Les caractéristiques du combustible influent sur les émissions de particules : un bois à plus de 20 % d'humidité (moins de 15 mois de séchage sous abri extérieur) peut émettre jusqu'à 30 fois plus de particules qu'un bois sec.

Autres informations:
  • Rendement d'une cheminée ouverte : 10 %
  • Cheminée avec insert : 50 à 70 %
  • Poêles à bois performants : 60 à 80 %
SAMIVEL
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Les Commandements du parc de la Vanoise

Le parc national protège contre l'ignorance et le vandalisme
Des biens et des beautés qui appartiennent à tous.
Les défenseurs de la vie sont les amis du parc national.
Les amis du progrés et de la paix sont les amis du parc national.
Les sportifs, les artistes et les savants sont les amis du parc national.
Voici l'espace.Voici l'air pur. Voici le silence.
Le royaume des aurores intactes et des bêtes naïves.
Tout ce qui vous manque dans les villes
Est ici préservé pour votre joie.
Eaux libres: hommes libres.
Ici commence le pays de la liberté.
La liberté de se bien conduire.
Les inconscients ne respectent pas la nature.
Ils croient se grandir en la polluant
Et ne savent même pas qu'elle se venge.
Puisez dans le trésor des hauteurs
Mais qu'il brille, aprés vous pour tous les autres.
La faiblesse a peur des grands espaces.
La sottise a peur du silence.
Ouvrez vos yeux et vos oreilles. Fermez vos transistors.
Pas de bruit. Pas de cris. Pas de moteurs. Pas de klaxons.
Ecoutez les musiques de la montagne.
Les vraies merveilles ne coûtent pas un centime.
La marche nettoie la cervelle et la rend gaie.
Enterrez vos soucis et vos boîtes de conserve.
Un visiteur intelligent ne laisse aucune trace de son passage.
Ni inscriptions. Ni destructions. Ni désordre. Ni déchets.
Les papiers gras sont les cartes de visite des mufles.
Récoltez de beaux souvenirs mais ne cueillez pas les fleurs.
N'arrachez surtout pas les plantes: il pousserait des pierres.
Il faut beaucoup de brin d'herbe pour tisser un homme.
Ravageur de forêts: mauvais citoyen.
Qui détruit le nid vide le ciel, rend la terre stérile.
Ennemi des bêtes: ennemi de la vie: ennemi de l'avenir.
Oiseaux, marmottes, hermines, chamois, bouquetins,
Et tout le petit peuple de poil et de plume
Ont désormais besoin de votre amitié pour survivre.
Déclarez la paix aux animaux timides.
Ne les troublez pas dans leurs affaires
Afin que les printemps futurs, réjouissent encore vos enfants
Défense ici de chasser, sauf aux images.
N'allumez pas de feu au hasard. Ne campez pas n'importe où.
Certains gestes irréfléchis peuvent tout compromettre.
Le parc national c'est le grand jardin des français.
Et c'est aussi votre héritage personnel.
Acceptez consciemment de bon coeur, ses disciplines
Et gardez le vous-même contre le vandalisme et l'ignorance.

Samivel

Michel Duby                                                                                   Samedi 31 décembre 2016                                                           

Conseiller municipal à Passy

Président de l'Association Citoyenne de Passy

264 chemin des Nattes

74 190 Passy

 

 

                                                           

                                                                            à

                                          

                                                     Monsieur le Préfet de Haute Savoie,

 

Objet : Evaluation du PPA de la vallée de l'Arve

 

Depuis de nombreuses années, en tant que conseiller municipal de Passy mais surtout en tant que citoyen inquiet de la dégradation de l'environnement montagnard et de la qualité de l'air, j'ai  participé aux diverses mobilisations afin d'alerter les politiques locaux mais aussi les représentants de l'Etat des conséquences dramatiques de cet état de fait.

Je me suis investi dans plusieurs associations pour tenter de faire appliquer la loi LAURE qui reconnaît le droit à tout citoyen de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé.

 

Nous avons obtenu en 2012 la mise en place d'un PPA :

J'ai été le seul élu de la vallée à participer  aux réunions d'élaboration en sous-préfecture à Bonneville qui ont abouti à la rédaction de ce document.

C'était un premier pas : je pensais que la prise de conscience  par les acteurs de la vie publique, responsables politiques ou représentants de l'Etat était réelle. Ce problème grave de santé publique  méritait des mesures efficaces, rapides  qui concernaient les trois principaux secteurs émetteurs de polluants.

Suite à cet affichage, cinq ans après, la déception est grande. Rien ne s'est produit ou pas grand chose … par lâcheté : il n'est pas étonnant que le PPA soit perçu comme un outil dérisoire qui n'a pas prouvé pour lors son efficacité.

 

Evaluation PPA de 2012

 

Chauffage au bois

 Seules, deux mesures ont émergé, mesures qui s'appuient sur la bonne volonté des particuliers et qui concernent le chauffage au bois et l'interdiction du brûlage des déchets verts.

J'ai le sentiment que la campagne orchestrée contre les utilisateurs du chauffage au bois avait  pour objet de diluer les responsabilités. Les simples usagers, pas si nombreux d'ailleurs, qui ont besoin de se chauffer au bois, énergie encore bon marché, et qui n'ont pas les moyens de faire appel à d'autres énergies plus coûteuses ont été tenus responsables des pics de pollution.

Le fond air/bois a été installé dès la mise en place du PPA. L'interdiction du brûlage des déchets verts a permis de faire disparaître une pratique d'un autre temps.

Qu'a-t-on fait pour favoriser l'utilisation de l'énergie solaire thermique, favoriser la desserte en gaz de ville ? (mesure P1-3 du PPA) ?

Un coupable étant trouvé,l'Etat s'est bien gardé d'oser affronter les lobbies bien installés des transports ou de l'industrie qui font également  frémir les responsables politiques, aussi bien locaux que nationaux.

Secteur des transports :

  Seule, la mesure de limitation de la vitesse sur l'autoroute à 110 km/h pendant l'hiver est appliquée. C'est une mesure symbolique qui ne concerne même pas les poids lourds qui ont déjà des limitations inférieures à 110 km/h.

Depuis quelques jours,  face à la gravité de la situation, des mesures qui ne concernent que les PL Euros 3 locaux sont appliquées. Leur interdiction à proximité de sites accueillant des enfants (écoles) ou des personnes fragiles (maisons de retraite diverses …)  est un voeu pieux : cette mesure est inapplicable.

  La suspension du Transport International Routier dans la vallée pendant les pics et le transfert de ce trafic vers l'Autoroute ferroviaire Alpine, mesures pourtant présentes dans le PPA (indicateur de suivi, part du rail et du fluvial dans le transport de transit / report modal vers l'autoroute ferroviaire alpine mesure T2 du PPA), ne sont pas du tout envisagées.

Qui a impulsé un tant soit peu l'utilisation des transports en commun par les touristes mais aussi pour les habitants de la vallée ?

Il est vrai que les transports en commun sont quasi inexistants dans cette partie de la vallée .

                                  Il s'agit pourtant de la mesure P3-1 du PPA.

La réalisation d'un plan de déplacement des entreprises devait être « imposée » à toute société de plus de 50 salariés, … Les maires auraient dû engager une réflexion sur le sujet : plusieurs communes de la vallée ont pourtant plus de 50 employés sous leurs responsabilités.

J'ai interpellé le maire de Passy, les élus de la communauté de communes  à ce sujet jusqu'alors sans succès.

                                  Il s'agit pourtant de la mesure P3-2 du PPA.

La non-implication de cette mesure ne remet-elle pas en cause la crédibilité des politiques publiques portées aussi bien par l'Etat que par les élus locaux ?

 Les citoyens conscients des risques sanitaires s'interrogent :

Que  pèsent les problèmes de santé publique, la liberté de jouer des enfants dans les cours d'écoles,  les difficultés des personnes fragiles … face aux intérêts économiques et à la concurrence internationale ?

Quand l'Etat et les représentants de la Nation que sont les élus feront-ils preuve de courage ?

 

Secteur de l'industrie

 Au nom d'une concurrence déloyale avec tous les pays encore moins respectueux de l'environnement, eh oui, ça existe, aucune mesure n'a été prise !

Le communiqué qui nous vient de la préfecture, répété chaque jour, est révélateur d'une impuissance de l'Etat qui ferait sourire si la situation n'était pas aussi dramatique :

 

« Assurez-vous du bon fonctionnement du dispositif de dépoussiérage et reportez  à la fin de l'épisode tous les travaux mettant en suspension des poussières dans l'atmosphère ».

Là aussi, la simple imprécation dans un contexte d'une liberté d'entreprendre incontrôlée nous a amenés dans une impasse.

 Cinq années après a rédaction du PPA, je m'interroge :la stratégie de l'Etat n'était-elle pas d'éviter toute inflexion pour ne pas gêner des pratiques économiques bien installées, indifférentes aux retombées sanitaires sur la population.

 Les services de l'Etat ont-ils recensé les émetteurs industriels de particules, de solvants et de HAP dans la vallée ? (mesure P4-1, P4-2 du PPA).

 

Premières conclusions sur l'effet du PPA dans la vallée

 

Au vu de ces remarques, le PPA semble avoir eu un effet dérisoire sur le niveau de pollution de la vallée : le long épisode de pollution que nous subissons actuellement témoigne de ce laxisme des décideurs et de l'impuissance des politiques publiques.

Face à cette absence de résultats, l'inquiétude de la population  se transforme en colère sourde que les associations responsables auront de plus en plus bien de mal à canaliser.

Nous sommes très éloignés des objectifs prévus dans ce PPA.

A quoi sert d'investir dans un nouveau PPA si l'Etat n'est pas à même de faire appliquer les préconisations du  PPA de 2012 ?

Pourtant nous n'avons pas le choix. Il nous faut poursuivre pour obtenir enfin les résultats qui permettront à nouveau de vivre « normalement », sans limiter les activités physiques des jeunes, sans pénaliser les personnes fragiles, sans faire courir un risque  sanitaire à la population. La baisse des taux de pollution contribuera à rendre notre territoire à nouveau attractif pour tous les acteurs de l'économie.

Il en va de la qualité de vie de tous les habitants.

 

Information de la population:

 Les associations ont largement contribué à l'information de la population, contre l'avis des élus locaux, bien souvent réticents à communiquer sur le sujet.

De nombreuses conférences, réunions, manifestations … sont à mettre à l'actif de ces associations très impliquées dans cette lutte.

Mes interventions au conseil municipal de Passy qui suscitaient des réactions malveillantes puis de déni sont désormais davantage prises en compte : le maire de Passy sous la pression de manifestants qui occupaient la salle du conseil municipal, a même accepté de créer une commission composée de tous les courants de pensée représentés pour échanger sur le sujet.

 

Avant tout engagement sur la réécriture d'un PPA, il faudrait un engagement fort de l'Etat à faire déjà appliquer les mesures énoncées dans le PPA de 2012.

  

Concernant le nouveau PPA

Secteur du chauffage

 Au-delà des préconisations du PPA qui n'ont pas suffisamment (voire pas du tout) été prises en compte, il me semble nécessaire de considérer d'autres mesures :

-  Renforcer l'aide pour favoriser l’isolation des logements en tenant compte des revenus.

   Renforcer le Fond air/bois et adapter les aides en tenant compte des revenus (les augmenter pour les faibles revenus).

   Imposer, pour toute nouvelle construction, en cas d'installation d’un appareil de chauffage au bois l'achat un appareil performant peu polluant. Interdire les cheminées à foyer ouvert.

   Communiquer sur l’interdiction d’utilisation des chauffages d’appoint au bois peu performants en cas de pics de pollution, y compris auprès des populations touristiques.

 

Secteur des transports

    -   Favoriser la création de transports en commun performants et non polluants sur les communes et entre les communes de notre vallée.

    -    Développer le service d’Autoroute Ferroviaire Alpine (AFA) au mieux de ses capacités.

L’AFA doit sortir de sa phase expérimentale pour passer en phase opérationnelle. Il faudra charger les marchandises le plus en amont possible. Le ferroviaire est d’ailleurs beaucoup plus pertinent et compétitif sur de longues distances.

     -   Renforcer le trafic  des trains TER dans la vallée de l'Arve. Obtenir un service à la 1/2 heure dans chaque sens (au lieu d’1h actuellement) entre St Gervais et Genève. Ce mode de transport doit devenir attractif et utilisable pour les trajets domicile/travail.

      -  Imposer le principe de gares multi-modales sur tout le parcours, avec stationnement voitures et vélos, cheminements sécurisés pour les vélos et les piétons, arrêts de bus.

      - Généraliser les plans de déplacement d'entreprise : les collectivités locales doivent montrer l'exemple en mettant en place des plans de déplacements d'entreprises dès lors que le nombre d'employés communaux est supérieur à cinquante.

      - Exiger une limitation de vitesse à 110 km/h sur les autoroutes toute l’année, dans tout le département.

      -Réaliser des cheminements cyclables dès que des travaux sont effectués sur les voiries.

 

Secteur industriel 

   - Programmer davantage de contrôles inopinés des émissions des installations industrielles sur un secteur élargi et de l'incinérateur de Chedde.

 -          - Imposer davantage de transparence, en publiant régulièrement les résultats des analyses.

 -          - Suivre tous les projets majeurs du territoire, en évaluant s’ils sont compatibles avec le PPA.

 -         La création de toute nouvelle infrastructure routière, de tout nouveau parking automobile, de tout nouveau centre touristique majeur, de toute nouvelle entreprise doit être envisagée en tenant compte des contraintes environnementales exposées dans le PPA.

 

Mais au-delà du catalogue de mesures qui seront incluses dans le PPA 2, ce qui compte, c'est leur application effective.

Comme je l'ai déjà dit, il en va de la crédibilité de l'état, des autorités administratives et de celle des élus. Sinon c'est le désespoir et la colère qui gagneront la population.

 

Il faut impérativement:

  • Un échéancier précis avec des dates d'application pour les différentes mesures.
  • Nommer les acteurs responsables des mesures (État, Préfet, Conseil départemental, Conseil régional, communautés de communes, mairies, citoyens, industriels...).
  • Une évaluation annuelledes mesures prises.
  • Des pénalités en cas de non application.

Enfin, il est nécessaire d'évaluer régulièrement l'efficacité des mesures prises sur les niveaux de concentration des différents polluants. Il faudra les renforcer si elles ne sont pas assez efficaces.

Un PPA pourrait aussi être pertinent à l'échelle du département.

La pollution de l'air affecte également les habitants d'Annecy et d'Annemasse et les solutions possibles semblent devoir être les mêmes.

En conclusion, l'économie ne doit pas primer sur la santé publique. Il est inadmissible de confiner la population et de laisser circuler les camions.

L'inaction est intolérable, nous devons tous agir à notre niveau de responsabilité (citoyens, état, élus et industriels).

J'espère que vous entendez la désespérance installée face à ces problèmes sanitaires graves. Afin d'éviter tout dérapage, vous devez avoir le courage d'appliquer des mesures qui permettront de réduire le fond de pollution installé de manière pérenne dans la région.

 Je me tiens à votre disposition, en tant que président de l'Association citoyenne de Passy mais aussi  en tant que conseiller municipal pour participer encore à la réflexion collective afin d'élaborer un nouveau PPA.Je souhaite que la rédaction de celui-ci ne soit pas prétexte à un simple affichage mais un cadre sérieux de référence qui permettra d'améliorer la situation sanitaire de la vallée.

 

En vous remerciant de l'attention que vous porterez à ce courrier, je vous prie de recevoir, Monsieur le Préfet, l'expression de mes salutations distinguées.

 

                                                                    Michel Duby

09 décembre 2016

Ras-le -bol de la population : la pollution de l'air, ça suffit.

 

Depuis des années, l 'Association Citoyenne de Passy dénonce la dégradation de l'état de l'air dans la vallée : participation à la mise en place du Plan de Protection de l'Atmosphère en 2010/2011, nombreux articles publiés sur nos sites,  dans notre revue, participation au réseau d'associations contre la pollution de l'air, dénonciation du problème au conseil municipal de Passy  …

 Depuis une semaine, en raison du niveau atteint dans la vallée avec la présence de pics de particules fines (MP2,5, PM 10) exceptionnelles et de dioxydes d'azote émis essentiellement par les véhicules diesel le long de l'autoroute, des habitants de Passy se sont réunis devant l'école de Chedde Centre puis la mairie pour demander l'arrêt de l'usine d'incinération ou au moins une baisse d'activité de celle-ci au moment des pics de pollution et pour réclamer au maire des mesures en termes de transports collectifs.

Sallanches a connu une manifestation exceptionnelle où les associations impliquées dans ce combat ont pu dénoncer le laxisme des élus locaux.

Hier soir, jeudi 8 décembre, Michel Duby, président de l'ACP et conseiller municipal à Passy a participé à une réunion d'évaluation du troisième volet du PPA lié aux transports. Des manifestants étaient dans la rue pour accueillir le préfet et réclamer des mesures rapides.

Interpellé, celui-ci a reçu une délégation et a promis la publication de 10 mesures fortes dans la journée avec une promesse d'appliquer par arrêté le report du trafic PL transfrontalier vers l'autoroute ferroviaire alpine contenu dans le PPA.

Il s'agit de réclamer en raison de l'urgence sanitaire un arrêt temporaire du trafic international de transit des marchandises.

 Après cette rencontre, en réunion privée, Michel Duby a insisté avec les autres associations présentes dans la salle sur la nécessité de peser sur les maires de la Comcom du Pays du Mt Blanc (Passy, Sallanches, St Gervais …) pour qu'au-delà d'effets d'annonce inefficaces, un vrai transport collectif soit mis en place entre ces villes et à l'intérieur des agglomérations. Il a demandé également au préfet d'intervenir pour imposer des Plans de déplacement des entreprises aux maires qui pour la plupart emploient plus de 50 salariés.

Il s'agit d'appliquer la mesure P3-1 du Plan de Protection de l'Atmosphère qui doit permettre de réduire les émissions des transports locaux et qui impose à toute société de plus de 50 salariés de faciliter les déplacements vers l'entreprise.

 

Les maires se doivent de réagir !

L'AIR EN VERT
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  Des cartes qui voient la vie en vert

La population n'est pas correctement informée !

 

Depuis deux jours la station de mesures Air Rhône Alpes à Passy enregistre des niveaux de concentration de l'air en particules fines qui sont en dépassement des niveaux recommandés par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).  Pour les PM2.5 (particules de moins de 2.5 microns, très dangereuses puisqu’elles peuvent franchir la barrière des vaisseaux capillaires) la recommandation de l’OMS est de 25 µg/m3 d'air par 24 heures.

Les relevés de la station font état de 28 µg de PM2.5 le 22 novembre et de 40 µg hier sur 24 heures. La qualité de l'air est donc mauvaise, voire très mauvaise.

Or, jusqu’à ce matin, les bulletins et le site d’Air Rhône Alpes continuaient d’afficher des cartes de modélisation montrant que la qualité de l'air était bonne. Les habitants de la vallée de l’Arve ont pourtant constaté que le voile de pollution était présent sur la vallée hier et de nombreuses personnes ont ressenti des gênes liées aux épisodes de pollution.

Interrogée sur le décalage constaté entre le ressenti des habitants, la couche de pollution visible sur la vallée et ses cartes montrant une qualité de l’air bonne, ATMO Auvergne Rhône-Alpes (nouveau nom d’Air Rhône Alpes) a admis que les modélisations affichées étaient erronées. Les cartes et graphiques ont d’ailleurs été corrigés à postériori en fin de matinée.

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Les habitants de la vallée de l’Arve et en particulier les personnes sensibles à la pollution de l’air, doivent être informés en temps réel, avec des informations exactes, de la qualité de l’air qu’ils respirent, afin d’adapter leurs comportements. Les populations considérées somme sensibles sont les enfants, les personnes souffrant de maladies chroniques et les sportifs. La pratique de sports intensifs les 23 et 24 novembre n’était sans doute pas recommandée, mais par manque d’informations justes, beaucoup de clubs sportifs et de personnes ont tout de même pratiqué ces activités, s’exposant ainsi à des taux de pollution néfastes à la santé.

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L'état de la qualité de l'air des 22 et 23 novembre revue à postériori
par ATMO Auvergne Rhône-Alpes, le 24 novembre en fin de matinée

 


Le « Réseau Air 74 » est un collectif de 23 associations et groupements citoyens, réunis afin de faire davantage prendre en compte le problème de la pollution de l’air dans notre département.

Réseau Air 74 – 246 route du Rosay  – 74700 Sallanches

Collectif composé de :
ABEILLE – AMAP'LACE SUR LA TERRE – AMIS DE LA TERRE HAUTE-SAVOIE – ASSOCIATION CITOYENNE DE PASSY – ASSOCIATION POUR LE RESPECT DU SITE DU MONT-BLANC – CLUB ALPIN FRANCAIS DE SALLANCHES – CLUB ALPIN FRANCAIS DE LA ROCHE BONNEVILLE – CELLULE VERTE HAUTE SAVOIE – CHLORO’FILL – COLIBRIS ARVE ET GIFFRE – COLLECTIF NON AU GAZ DE SCHISTE – CYCLAMEN – ECOLIBRISTES – ENVIRONN'MONTBLANC – FRAPNA HAUTE-SAVOIE – GROUPE LOCAL EELV FAUCIGNY MONT BLANC – INSPIRE – LIGUE POUR LA PROTECTION DES OISEAUX HAUTE-SAVOIE – NATURE ET ENVIRONNEMENT EN PAYS ROCHOIS – PROMONTBLANC – SALLANCHES AUTREMENT – VIVRE EN VALLEE VERTE

 

Contacts Presse :

Jacques Venjean
Médecin
06 78 07 46 70
j.venjean@gmail.com


Anne Lassman-Trappier
Inspire
06 04 07 81 63
cristallin74@free.fr

Réponse à m. Peillex

Dr F.Champly

Praticien Hospitalier

Urgences/SMUR/Unité Médicale de Haute Montagne

Hôpitaux du pays du Mont Blanc.

  

"Le médecin, il a pris l’avion, il a un 4X4, mais y’a pas de problème, il habite sur les coteaux de Sallanches, il a pris l’avion pour aller faire une expédition, que j’ai financée d’ailleurs, j’ai donné de l’argent du Conseil Général pour la faire, et bizarrement, ce matin, y’a plus personne qui s’occupe de la pollution. C’est quand même extraordinaire. Alors le bilan carbone de son expédition, on lui demandera, on lui demandera effectivement si la pollution qu’il a créée ailleurs, l’inquiétait autant qu’il a agité de chiffons rouges l’année dernière"....Jean Marc Peillex devant une citoyenne inquiète lui parlant d'écobuage ...(sic)

Tout le monde est maintenant au courant : j'étais dans l'hémisphère sud pour médicaliser une expédition !

J'ai effectivement un 4X4 mais force est de constater qu'il n'est pas responsable de l'épisode de pollution aux micros particules de décembre dernier puisque je m'affairais à réchauffer la planète en relargant (grâce à l'avion qui m'emmenait dans l'hémisphère sud) des gaz à effet de serre. La crédibilité d'un discours et de celui qui le tien dépendant de la précision et de l'exactitude des choses qu'il contient il semble important de différencier un gaz qui réchauffe la planète des micros particules qui ont une action direct sur la santé humaine.

Je n'aurais jamais vocation à prendre la parole à chaque pic de pollution et je ne l'aurais pas fait en décembre si j'avais été présent, il n'en reste pas moins que mon devoir est de faire remonter à ma hiérarchie les informations relatives aux motifs de consultations si la situation sanitaire l'impose.

Il est aussi du devoir des médecins de palier aux carences de certains élus et des pouvoirs publics dans le domaine de l'information et des consignes dès lors que celles-ci ont pour objectif un effet "bénéfique" sur la santé.

Il est par conséquent évident que ni mes actions, ni mon investissement sur ce problème ne sont terminés, tout le monde l'a bien compris. 

 Dire « ce matin, y’a plus personne qui s’occupe de la pollution » en plus d'être faux est insultant pour tous les citoyens, les associations, les lanceurs d’alertes et certains élus qui n’ont de cesse de faire avancer les choses depuis maintenant plusieurs années...ce combat n'est pas le mien mais bien celui de centaines de personnes de Saint Gervais, de milliers de personnes de notre vallée et département, de dizaines de milliers de personnes de notre pays...tenir ce types de propos en public c'est accorder bien peu de crédit à cette problématique importante et la transformer en une ridicule petite affaire personnelle.

Pour revenir sur cette "absence de décembre" il est vrai que j'ai médicalisé une expédition de 8 semaines dans les terres australes et antarctiques Françaises.

Il est également vrai que j'y suis allé en avion, un aller et retour à la rame hypothéquant fortement mes chances de pouvoir voter aux prochaines élections municipales de 2020 (et ça, ça ne se rate pas J )

J'ai accepté cette médicalisation il y a 1 an et demi quand son organisateur m'a contacté. Celui-ci, orienté vers moi par le ministère des Terres Australes et Antarctiques Française a jugé que mon profil correspondait au poste du fait de mes hivernages sur deux bases polaires (13 mois à Kerguelen et 15 mois en terre Adélie sur le continent Antarctique) et mon activité opérationnelle actuelle (je suis un des médecins de l'unité médicale de haute montage de Chamonix).

Le financement du projet, qui incluait effectivement une aide du conseil général, a été monté par le chef d'expédition par conséquent supposer que mon silence de décembre aurait été "acheté" par une aide que je n'ai à aucun moment sollicité et encore moins négocié semble relever du fantasme d'un homme au manque abyssal d'arguments (et d'informations).

Il n'y a donc pas plus de silence "acheté " par cette aide du conseil général qu'il n'y en eu en mars 2015 quand ce même élu m'a contacté par mail pour tenter de me faire signer un "communiqué commun" ayant pour seul objectif de redorer un blason terni par des demandes de sanctions à mon égard 3 semaines avant  (C'est à cette période que j'ai constaté que pour certains élus un blason redoré vaut bien un pantalon baissé).

Pour ce qui est du reste de mon CV que Mr le Maire étale très régulièrement faisant de moi un homme de plus en plus public, je vais me permettre de le compléter (après tout, c'est le mien) de manière à ce que les informations circulantes soit les plus précises et complètes possibles :

-Je vis sur le coteau de Saint Roch, à 1100 mètres d'altitude... J'ai effectivement un 4X4 depuis plus de 10 ans et ceux qui me connaissent et qui travaillent avec moi vous diront que je me rends presque toujours à l'hôpital en courant ou en VTT, j’utilise le moins possible mon véhicule été comme hiver.

-J'ai effectivement pris l'avion pour rejoindre le navire qui allait descendre les membres de l'expédition de l'île de la réunion sur l'archipel de Kerguelen.

-Je suis médecin urgentiste aux Hôpitaux du pays du Mont-Blanc et une grande partie de mon activité me pousse à intervenir en hélicoptère, un vecteur au bilan carbone discutable mais dont tout le monde reconnaitra l'utilité en opération de secours.

-Pour être complet et comme ce monsieur s'acharne à faire de moi quelqu'un de peu fréquentable écologiquement, j'aimerais que lors de sa prochaine prise de parole à mon sujet, il parle également de la maison que nous venons de rénover et qui a été isolée avec de la laine de chanvre, un produit qui n'utilise presque pas d'eau lors de sa culture et aucun pesticides...

 

Il pourra également ajouter que les peintures qui recouvrent les murs sont 100% écologiques, que les fermacels et OSB sont issus de filières qui n'utilisent pas de formaldéides mais des liants à base de maïs de manière à éviter un relargage de composés organiques volatiles  (COV) dans l'atmosphère.... Que notre système de chauffage est une chaudière à granulés à condensation : 98 % de rendement ce qui permet de limiter de manière très importante le rejet de microparticules dans notre vallée, que notre parquet, à défaut d'être bien protégé, a été ciré de manière à ne pas utiliser de vitrificateur surchargé en COV, etc etc…

Si je ne suis bien évidemment pas  irréprochable  d'un point de vu de mon bilan carbone je l'optimise autant que possible en tenant compte des contraintes et des obligations que ma vie m'impose. 

L'objectif de tous ne doit pas être de traquer chez les autres les imperfections de leur quotidien mais bien de leur donner accès aux informations qui leur permettront de changer ce qui peut l'être par des moyens simples, du quotidien. L'objectif de tous doit être de s'informer puis d'informer pour que la prise de conscience individuelle se transforme en une action collective et qu'à court terme les choses changent.

Nos élus de la république doivent être dignes de la confiance que nous leur accordons en les élisant ; leur tâche n'est certainement pas simple mais ils l'ont accepté. Ils ont également les leviers qui permettent de changer concrètement les choses, c'est ce que nous attendons d'eux et c'est sur cela qu'ils doivent être jugés, rien d'autre. 

Nous gagnerons ce combat qui s'annonce très long car les lignes ont bougé et la prise de conscience citoyenne est de plus en plus importante.

La pire chose serait que nous nous découragions ou encore que nous radicalisions notre combat pour que nous devenions, à notre tour, critiquables sur la forme faute d'arguments sur le fond.

Il n'y a pas de lanceur d'alerte si leurs messages ne trouvent pas écho dans la population, merci pour votre indéfectible soutien.

 

Nous, médecins, continuerons à porter haut et fort le message visant à améliorer la situation sanitaire de notre vallée, de notre territoire. Il est cependant vital pour ce message que vous le véhiculiez dans vos familles, écoles et tous les hauts lieux citoyens de manière à ce qu'à court terme il finisse par convaincre les élus d'aller bien plus loin dans leur action et prise de parole car c'est tous ensemble que nous changerons les choses.

 Excellente année 2016

 

Mai 2015 

Contribution EELV


Ce que nous devons à la montagne,
ce que nous voulons pour les montagnes.

acte II de la loi montagne, lire le document ci-dessous 

Acte II de la loi montagne
Environnement

Annecy

manifestation du 07 février 2015

contre la pollution et la dégradation de notre environnement :

L'ACP toujours bien présente

 

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Michel DUBY le 07/02/15

POLLUTION AUX PARTICULES FINES


Tableau comparatif pollution Ile de France et Vallée de l'Arve

Record battu cette année avec un taux de 199 mg/mm3 (en moyenne horaire) le 23 11 2014 à 21  heures à Passy.


 2013

Ile de France
(source  Airparif)
 Vallée de l’ Arve
(source Air Rhône Alpes)
 
 


Nombre de jours où  le seuil d’information  pour les particules est dépassé (>50mg/mm3 en moyenne journalière)
 

 6 jours 25 jours 

 Nombre de jours où

le seuil d’alerte

pour les particules est dépassé                   (>80mg/mm3 en  moyenne journalière)

 18 jours  30 jours

 

2014

(du 01 01 au 03 12)

Ile de France
 
(source Airparif)
 Vallée de l’ Arve
(source Air  Rhône Alpes)

 
 Nombre de jours où le seuil d’information pour les particules est dépassé (>50mg/mm3 en moyenne journalière)  11 jours 15 jours
 Nombre de jours où le seuil d’alerte pour les particules est dépassé  (>80mg/mm3 en  moyenne journalière)  4 jours  13 jours



 

Réseau des Acteurs contre la pollution de l'air


Mobilisons-nous !

 


Projet d’arrêté inter-préfectoral proposant de limiter la circulation des camions de transport de marchandises les plus polluants, lors de pics de pollution, dans la Vallée de l’Arve, les Vallées Maurienne-Tarentaise et la Zone urbaine des Pays de Savoie (Annecy-Chambéry).


Consultation ouverte jusqu’au 15 juin 2014 !


Participons à cette consultation pour donner notre avis et obtenir l’adoption de cet arrêté et surtout, la mise en place du dispositif de façon systématique lors de chaque pic de pollution.

Voici, le décryptage rapide que nous faisons de ce projet d’arrêté :

*Par ce projet de dispositif inter-préfectoral, l’Etat reconnaît enfin la part de responsabilité des transports de marchandises dans la pollution de l’air locale. Il projette de mettre enfin en application une des mesures du volet transport du Plan de Protection de l’Atmosphère de la vallée de l’Arve, adopté par le Préfet de Haute-Savoie en février 2012 (la mesure T2).

*Le dispositif est hautement symbolique et significatif, puisqu’il envisage la possibilité de restreindre la circulation des poids lourds les plus polluants (de norme EURO 3 et inférieures), lors d’atteinte du niveau d’alerte à la pollution de l’air (80 μg/m3 en moyenne sur 24h pour les particules), dans l’une des 3 grandes zones alpines.

*Le texte prévoit que les restrictions de circulation soient imposables au maximum 20 jours par an. La santé publique mérite d' être protégée lors de chaque épisode de pollution et nous souhaitons donc que la limite supérieure des 20 jours disparaisse du texte final. 

*Enfin et surtout, il faut que cet arrêté s’applique de façon systématique et qu’il soit immédiatement exécutoire dès que le niveau d’alerte est atteint. Le texte contient actuellement beaucoup de conditions et de phrases au conditionnel, qui pourraient limiter son application effective.

*Nous souhaitons d’autre part que les poids lourds les plus polluants puissent être dirigés vers le rail et l’Autoroute Ferroviaire Alpine en cas de pic de pollution. A cet effet, nous demandons à l’Etat de mettre en place les conditions pour que ce service de « ferroutage » passe, d’une phase expérimentale qui s’éternise, à une phase opérationnelle, sans plus tarder. 

En conclusion :

• Le projet d’arrêté est une première étape primordiale vers la réduction des émissions du secteur des transports de marchandises, de façon ponctuelle, en cas de pic de pollution.
• Soutenons son application systématique et sans conditions, lors de tous les pics de pollution.
• Demandons l’utilisation optimale de l'Autoroute Ferroviaire Alpine, pour permettre le report des camions les plus polluants sur le rail, en complément de cet arrêté.
• Il faudra aussi aller beaucoup plus loin et mettre en place des mesures pérennes afin de réduire l’impact des transports sur la qualité de l’air et réduire la pollution de fond, sur l’ensemble de l’année (mesures P3 prévues par le PPA de la vallée de l’Arve).    

Voir le projet d’arrêté :
http://www.rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr/arrete-interprefectoral-de-a3568.html
Adresse électronique pour participer à la consultation :
consultation.arrete-interprefectoral@developpement-durable.gouv.fr

Le Réseau des Acteurs contre la pollution de l’air :

Association Citoyenne de Passy
ARSMB,
Environn’MontBlanc, Sallanches Autrement l’Association, Groupe Local EELV Faucigny Mont-Blanc,
Cellule Verte Haute-Savoie,
Club Alpin Français de Sallanches, AMAPlace sur la Terre, Dr Venjean Jacques (Médecin Allergologue), Dr Buvry Cécile (Médecin Généraliste)

Vign_rucher

 

Urgence environnementale :
préserver notre montagne si attractive

mais tellement fragile

 

Passy bénéficie d'un environnement exceptionnel. C'est une richesse associée à la qualité de notre vie. Ce cadre
privilégié contribue au maintien et au développement de l'activité économique sur notre territoire. Sachons apprécier ce cadeau et en faire profiter les générations futures. Il devient vital de réduire les atteintes faites à notre environnement :
- l'urbanisme ronge les espaces naturels ;
- l’air est parfois irrespirable ;
- nos ressources naturelles se raréfient.

Au sein de l’équipe "Du Bon Sens pour Passy", les conseillers municipaux du groupe citoyen actuellement dans l’opposition ainsi que les responsables d'associations (ACP, AVP, ARSMB,…) se sont fortement investis dans un combat pour préserver notre milieu de vie. Leurs revendications insatisfaites ont entraîné les mémorables manifestations à la centrale d’incinération en 2003 et toutes celles sur la route d’accès au tunnel.
Dans l’intérêt de la population, ces actions seraient mieux reçues par les Pouvoirs Publics si, par la volonté des Passerands, elles étaient entreprises dans le cadre d’une majorité municipale et dans un consensus politique élargi, plus favorable.
Des progrès ont déjà été enregistrés. Toute l’équipe "Du Bon Sens pour Passy" s’engage à poursuivre activement l’oeuvre entreprise. Au sein de notre majorité, ces actions renforcées gommeront plus efficacement les menaces qui pèsent sur notre environnement.


Information de la population - Education à l'environnement

L’éducation commence au plus jeune âge. C'est à l’école que l’effort d’information doit se concentrer. Des élèves responsabilisés seront ensuite les meilleurs ambassadeurs auprès de leurs aînés, de quoi d’ailleurs les enchanter de ce premier rôle citoyen. L'aménagement du temps scolaire à la charge des communes, est l’opportunité qui doit permettre , en collaboration avec les parents et les enseignants, de servir cette noble cause : "Mieux connaître notre environnement et sa fragilité pour mieux le protéger".
Les activités de nos ancêtres se sont adaptées à la rigueur de nos montagnes. L’habitat s’est harmonisé dans le respect de règles imposées par le sol, le climat, la flore et la faune. Continuons sur ce chemin tout en profitant au mieux des avantages apportés par le progrès à notre bien-être.

Les règles de "bon sens", essentiellement paysan, de nos anciens se retrouveront dans l’éthique de ces démarches :
- informer les citoyens sur les pics de pollution de l'air et leur origine ;
- convaincre la population de réduire rapidement toutes les sources de nuisance ;
- générer les bons comportements en termes de consommation, de transports.
Diverses associations sont impliquées dans cette sensibilisation : nous devons les aider dans leur rôle éducatif. L'association des Amis de la réserve naturelle, le jardin des Cimes, le rucher école, la pisciculture, … peuvent étayer cette démarche.
Respectueux du principe de transparence, les informations provenant de la commission de suivi du site de l'usine d'incinération et de la commission locale d'information et de suivi de SGL Carbon seront publiées immédiatement sur le site de la commune.
En cas de dépassement des taux admissibles, la Presse sera chargée de publier les résultats afin d’alerter la population.

 

Défense de la plaine de Passy et des espaces en altitude

L’équipe "Du Bon Sens pour Passy" continuera les actions des élus de l'opposition actuelle du groupe citoyen et de l’ACP qui ont :
- combattu l'extraction de granulats dans la plaine de Passy ;
- veillé à ce que cet espace, le « poumon vert » de la vallée, conserve ses activités agricoles dans un espace ouvert à tous avec pour seule contrainte le respect du travail des agriculteurs et de la nature ;
- lutté pour maintenir l'intégrité des espaces vierges en altitude avec une attention particulière pour le désert de Platé.
L'activité touristique de la commune dépend de la pérennité de ses sites et aussi de ses capacités d’accueil dans le milieu naturel.

 

Biodiversité

Il est nécessaire de se préoccuper de l'appauvrissement de notre biodiversité :
- en expliquant les méfaits de l'usage des pesticides notamment ceux qui participent
à la disparition des abeilles ;
- en encourageant le rajeunissement et l'entretien des vergers, comme cela avait été fait en 2000 grâce à l'opération 2000 pruniers pour l'an 2000 ;
- en tenant compte des préconisations de l'ONF et en veillant à réimplanter des espèces mellifères variées ;
- en promouvant la tradition et le savoir-faire apicole de Passy.

 

Pollution atmosphérique :

mise en place du Plan de Protection de l'Atmosphère (PPA)

Nous avons porté plainte contre le préfet pour non-application de la loi LAURE (Loi sur l'Air et l'Utilisation Rationnelle de l'Energie), dont l’objectif principal est la reconnaissance du droit pour chacun de respirer un air ne nuisant pas à sa santé.
Depuis, nos élus et les responsables associatifs présents à nos côtés ont obtenu la mise en place du Plan de Protection de l'Atmosphère (PPA).
Si l’application de ce PPA se traduit par quelques améliorations de la qualité de l’air, l’effort doit être poursuivi avec conviction. Le groupe "Du Bon Sens pour Passy" n’accepte pas que les enfants, dans les moments de pics de pollution, soient cloisonnés dans leurs classes ou ne puissent plus courir pendant les récréations dans l’indifférence de tous les pollueurs.


Nous avons activement participé aux groupes de travail qui se réunissaient à Bonneville et nous nous sommes battus pour que toutes les sources de pollution soient également considérées.
Les limites des taux de pollution fixées depuis par la loi s’appliquent à des valeurs moyennes calculées après la période critique. Elles sont donc très virtuelles, irréalistes et facilement "influençables" lors des calculs effectués a postériori pour rassurer nos concitoyens.
Par des phénomènes atmosphériques convergents, la pollution en fond de vallée résulte de l’accumulation de celle de Passy et des communes avoisinantes de Sallanches, Combloux, Saint-Gervais et Megève/Praz-sur-Arly. Pour preuve, par temps calme, les montgolfières parties de Praz-sur-Arly finissent toutes au fond de la plaine de Passy, les particules infiniment plus fines et les gaz en tous genres suivant le même chemin.

Dans un même élan de « générosité », les ordures ménagères arrivent de ces communes par camions pour être réduites en cendres et vaporisées à Chedde. A cette double pollution (transport et incinération), s’ajoute l’entretien de "l’autoroute des bennes à ordures" à la charge des Passerands. Par solidarité et dans un esprit de justice, si la Communauté de Communes ne sait pas comment partager tous ces bienfaits de la nature, elle se doit de mieux soutenir l’action des Passerands dans leur tâche de décrassement collectif. Il revient à chacun de diminuer ses sources de pollution qui conduisent globalement certains jours à rendre l’air des Cheddois irrespirable. Il est impératif d’identifier et de lutter contre les abus conduisant à des taux de pollution de l’air inacceptables entraînant des risques sanitaires élevés (allergies, asthme ou cancers).

 

Pollution aux particules fines due au chauffage


Les mesures préconisées par le PPA seront mieux acceptées par les particuliers si la municipalité se montre
exemplaire en ce domaine.
Cette pollution aux particules fines est partiellement due aux systèmes de chauffage peu efficaces et à la mauvaise isolation des bâtiments (voire à l’absence d’isolation) qui augmente la consommation d’énergie fossile ou de celle issue de la biomasse. Après une étude des bâtiments municipaux et si, suivant leur état, c’est économiquement rentable, nous nous engageons à ce qu’ils soient mis progressivement aux normes environnementales au plus près de la réglementation actuellement en vigueur. Les mesures prises pour lutter contre la pollution devraient ainsi permettre de réduire les dépenses de chauffage de la commune. Un exemple que les particuliers responsables seront encouragés à suivre en leur facilitant l’obtention des aides en vigueur.

 

Plan de transport pour les entreprises

L’équipe "Du Bon Sens pour Passy" s’engage à mettre en application la mesure permanente P3 du Plan de Protection de l'Atmosphère qui consiste à favoriser l'utilisation des transports en commun en améliorant les conditions de desserte mais aussi de planifier les déplacements dans les entreprises de plus de 50 employés.
La commune de Passy, qui emploie plus de deux cent cinquante salariés, doit être exemplaire, afin de mieux organiser les déplacements des employés qui interviennent sur l’immense territoire communal. Pour cela, il convient d’optimiser l’utilisation des navettes tout en encourageant/organisant le covoiturage.

 

Report du trafic poids lourd transfrontalier vers l'autoroute ferroviaire

L'application de la mesure temporaire dite T2 contenue dans le PPA sera réclamée aux Pouvoirs Publics. Il s'agit du report du trafic poids lourd transfrontalier vers l'autoroute ferroviaire alpine de la vallée de la Maurienne à Turin. Les élus de notre groupe sont intervenus non seulement au conseil municipal mais, encore récemment, le 20 décembre, en sous-préfecture, pour demander l'application de cette mesure au moment d'un pic fort de pollution. A l’évidence, durant ce pic de pollution la mesure temporaire T2 n’a pas été appliquée. Elle semble donc illusoire. Pour qu’elle devienne applicable et efficace pour l'environnement, elle doit être économiquement rentable. Afin d'éviter les possibles défaillances d'un système qui a déjà montré ses limites, nous devons convaincre les autorités de la rendre permanente.

 

Usine d'incinération

Les élus de notre groupe ont proposé en vain au conseil municipal d'examiner la possibilité de diminuer le volume du four capable de brûler 55 000 tonnes facturées forfaitairement chaque année. D'autres ordures sont donc importées pour diminuer la facture. Cette ineptie également dénoncée avec fermeté est à présent impossible à rejeter sans une augmentation sensible des impôts locaux.
Le contrat avec la société exploitante venant d’être reconduit, l'usine poursuit ainsi son activité à l'identique.
En raison de l'implantation de l'usine à Chedde, il faut que la présidence du SITOM (Syndicat Intercommunal de Traitement des Ordures Ménagères) revienne de droit à un élu passerand.
L'incinérateur est là : les émissions de vapeurs et de fumées doivent être surveillées de près en participant activement à la Commission de suivi du site. Afin d’optimiser dans l'intérêt de la commune le fonctionnement de l'incinérateur, une partie de l’énergie non transformée en électricité, donc perdue, pourrait être récupérée pour alimenter un chauffage collectif, supprimant ainsi la pollution issue des systèmes de chauffage remplacés.
Le Président du SITOM ayant proposé d'aller dans ce sens, nous voulons obtenir de la société exploitante Novergie la mise en place d'un réseau de chaleur. Ce réseau pourrait permettre de chauffer les bâtiments communaux dans un rayon de trois kilomètres ainsi que les logements collectifs des Nids jusqu'à Marlioz.

Article du monde / février 2014
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Presque pas d’acacia, de thym ni de romarin, à peine un peu de colza, de sapin, de châtaignier : la récolte de miel est en chute libre en France. Elle n’atteint même pas 15 000 tonnes pour 2013, moins qu’en 2012 (16 000 t) et loin derrière les 33 000 t par an que l’apiculture enregistrait jusqu’en 1995. Compte tenu de l’engouement actuel pour cette activité professionnelle ou amateur, le nombre de ruches est resté stable, aux alentours de 1,3 million. Mais la mortalité des colonies ne cesse de grimper : de 15 % à 30 % en moyenne selon les régions, voire 100% par endroit. Et la situation se dégrade pareillement dans de nombreux pays.

Lire aussi : L'Europe en grave déficit d'abeilles pour polliniser ses cultures

Le constat ne constitue pas seulement une mauvaise nouvelle pour les gourmands, c’est aussi un mauvais signe pour la santé des abeilles, pour l’environnement en général et singulièrement pour l’agriculture, dont des pans entiers dépendent des insectes butineurs. « 35 % des ressources alimentaires dans le monde dépendent de la pollinisation, à 80 % des abeilles », a rappelé Henri Clément, porte-parole de l’union nationale de l'apiculture française (UNAF) à l’occasion du bilan annuel de cette organisation syndicale.

ABRICOTS, TOMATES, FIGUES, CORNICHONS

Pourtant, au-delà des périls nombreux et variés, qui menacent les abeilles − conditions climatiques défavorables, varroa et nosema (un acarien et un champignon qui les parasitent), frelon asiatique entre autres −, les membres de l’Unaf ont une fois encore dénoncé leurs principaux ennemis : les pesticides et plus précisément les néonicotinoïdes.

Pour ceux qui élèvent les abeilles, il y a un avant et un après 1994, date d’arrivée sur le marché  de cette famille d’insecticides organochlorés neurotoxiques. Après des années d’effort, leur cri d’alerte a fini par être entendu.  Un moratoire interdisant l'usage de trois néonicotinoïdes pendant deux ans sur certaines cultures vient d’être adopté dans l’union européenne, mais il donne lieu à des recours juridiques de la part de plusieurs firmes agrochimiques.

Pendant ce temps-là, d’autres produits utilisant ce type de molécules conquièrent les campagnes à leur tour. Les apiculteurs mettent en cause le thiaclopride et l’acétamipride que l’on retrouve notamment dans différentes préparations sous les noms de Proteus et Biscaya du groupe Bayer pour le premier ; Suprême, Horeme, Bambi, Cazogaze, Equinoxe et Insyst de la marque Certis Europe BV (groupe Nisso Chemical Europe GMBH), pour le second.

Des abricots aux tomates, en passant par les cornichons, les figues, les framboises et les melons, de nombreuses cultures sont traitées de façon préventive avec ces pesticides systémiques, c’est-à-dire présents dans toutes les parties de la plante. Pire, ces substances sont utilisées en toute confiance puisque qu’elles portent toutes deux la mention « abeille » : leur pulvérisation est donc autorisée y compris en période de floraison.

40 ANS D'OBSERVATIONS APICOLES

Jacques Freney, par exemple, produit du miel depuis 1963 dans les monts du Lyonnais (Rhône), une zone d’arbres fruitiers. Voilà donc quarante ans qu’il note avec rigueur tous les faits et gestes de ses  colonies d’abeilles, poids du nectar rapporté et taux de mortalité. Celui-ci était de 6 % en hiver jusqu’en 2000, avant de passer à 11 % en 2006. Il s’élève désormais à 29 %  de perte toute l’année. « L’an dernier, sur un site, il m’est resté 22 ruches productives sur 122, témoigne-t-il. Elles ne sont pas pleines d’abeilles moribondes, elles sont vides : cela signifie qu’ elles n'ont pas été en état de rejoindre la colonie.»

Ses observations lui ont permis de relativiser l'impact des parasites sur ses abeilles, mais sutout de mesurer celui des néonicotinoïdes. L’apiculteur a prélevé du nectar auprès de ses butineuses pendant la période de floraison des pêchers alentour et l’a confié à Jean-Marc Bonmatin, chargé de recherche au CNRS (Centre de biophysique moléculaire, Orléans, Loiret).

« L’acétamipride agit sur le système nerveux central comme un psychotrope, expose ce spécialiste. Ce composé crée une hyperexcitation qui entraîne la mort de l’insecte. » Or le chercheur est formel : l’envoi de M.Freynet en contenait 2,3 nanogrammes par gramme de pollen. Déceler la présence de substance à cette échelle relève « du défi scientifique », reconnaît Jean-Marc Bonmatin, mais conduit forcément à la question de l’exposition répétée à de faibles doses qui n’est pas prise en compte dans le processus d’autorisation de mise sur le marché.

L’Unaf s’apprête à rejoindre le label européen Bee Friendly (ami des abeilles) qui distingue les pratiques agricoles respectueuses des insectes pollinisateurs. L’organisation en appelle par ailleurs au ministre de l’agriculture. Dans une lettre ouverte en date du 10 février, elle demande à Stéphane Le Foll « d’interdire totalement l’usage de tous les néonicotinoïdes, y compris l’acétamipride et le thiaclopride ». Et de réviser sérieusement le processus d’attribution de la mention « abeille »… en premier lieu pour les « produits reconnus comme dangereux pour les abeilles »

  Martine Valo
Journaliste au Monde

Vign_abeillepesticide

Madame, Monsieur,


Le phénomène de disparition des abeilles est en train de prendre un tour dramatique.

Les derniers chiffres de l'Institut de recherches publiques FranceAgrimer, dépendant directement du Ministère de l'Agriculture, sont effarants :

Plus de 1 000 colonies d'abeilles sont décimées en France... CHAQUE JOUR !

En seulement 6 ans, le nombre d'apiculteurs aurait chuté de plus de 40 % ! Et ce serait « directement corrélé à la disparition des abeilles » d'après France Agrimer.

C'est une véritable révolution silencieuse et tragique que nous sommes en train de vivre.

La majeure partie de ce que nous cultivons aujourd'hui et consommons au quotidien est en danger : tomates, courgettes, melon, pastèque, fraises, pommes, abricots, cassis, mûres, choux, oignons, poivrons, poireaux, persil, tournesol...

Les abeilles ne font pas uniquement du miel. Elles sont une humble et gigantesque force de travail, pollinisant 80 % des plantes à fleurs sur terre, et près de 90 % des plantes que nous cultivons. Il n'existe aucune alternative, ni technique, ni scientifique, pour les remplacer.

Sans elles, c'est l'alimentation de toute la population qui est menacée ! Sans parler de millions d'espèces d'insectes, d'oiseaux et de mammifères qui dépendent directement de ces plantes pour se nourrir.

Ce déclin catastrophique des abeilles est un phénomène complexe. Mais parmi les multiples facteurs qui joueraient un rôle dans cette hécatombe, il y en a un – majeur, décisif – qui est aujourd'hui clairement identifié et dénoncé par plus d'une quarantaine d'études scientifiques menées à travers le monde depuis plus de dix ans.

Il s'agit d'un groupe d'insecticides utilisés massivement sur les cultures : les néonicotinoïdes.

Ce sont des variétés de pesticides systémiques, c'est-à-dire qu'ils sont mis sur la graine de la plante, et lorsque celle-ci poussera, elle suintera des composants chimiques à forte dose qui ne laissent aucune chance aux insectes quels qu'ils soient.

Les hécatombes ont commencé, et progressivement augmenté dans les années qui ont suivi l'apparition de ces nouveaux pesticides sur le marché, dans les années 1990. Et les populations d'abeilles augmentent là où ces produits ont été interdits.

Les preuves à charge contre ces pesticides ultra-nocifs sont accablantes, et pourtant...

Sous la pression des grands groupes agrochimiques, Bayer, Syngenta, Dow Chemical ou Monsanto, ils continuent à être autorisés, commercialisés et utilisés massivement dans les champs, - tuant ainsi des millions d'abeilles chaque année.

C'est pour couper court à cette situation dramatique que la députée Laurence Abeille (la bien-nommée !) a déposé une proposition de résolution pour interdire immédiatement les pesticides néonicotinoïdes dangereux pour les abeilles.

Si cette résolution était adoptée par l'Assemblée Nationale, des millions d'abeilles seraient sauvées, permettant ainsi la préservation de l'écosystème et de l'alimentation des générations futures.

Plusieurs de ses collègues soutiennent déjà l'initiative de Laurence Abeille, mais si nous ne faisons pas immédiatement et massivement pression sur les députés pour qu'ils co-signent cette proposition, elle sera rejetée.

De leur côté, les lobbys de l'industrie des pesticides sentent l'étau se resserrer. Et ils font des pieds et des mains pour que leurs produits continuent à être vendus : ils brandissent de pseudos arguments scientifiques pour prouver qu'on n'a pas d'autre choix que d'utiliser leurs poisons, ils prédisent des licenciements massifs si leurs produits étaient interdits...

Ils sont en passe de bloquer la proposition de Laurence Abeille à l'Assemblée Nationale.

C'est pour cela que je vous demande d'interpeller dès à présent le député de votre circonscription, afin de lui demander de cosigner cette proposition de résolution.

C'est très simple, il vous suffit de suivre ce lien :

http://www.pollinis.org/petitions/proposition_Laurence_Abeille.php

Et s'il vous plaît, transmettez cet email à vos contacts pour leur demander de faire pression à leur tour sur leur député pour qu'il co-signe la proposition de résolution pour mettre fin à cette hécatombe.

Pour peser dans la balance face aux multinationales agrochimiques, la mobilisation doit être massive. Il faut que chaque député reçoive des milliers de messages provenant de citoyens électeurs de sa circonscription.

Nous devons donner le plus d'ampleur possible à cette action primordiale (ce n'est pas tous les jours qu'une députée se positionne aussi franchement dans le combat pour sauver les abeilles !).

C'est pour cela que toute l'équipe de Pollinis a travaillé d'arrache-pied pour recenser les noms, les emails et les circonscriptions de chacun des 577 députés qui siègent à l'Assemblée nationale, pour que vous n'ayez plus qu'à mettre votre nom et qu'un email soit envoyé directement à votre député.

Et s'il vous plaît, juste après avoir signé, transmettez cet email à vos amis pour qu'ils interpellent eux aussi leur député. Seule une mobilisation massive des citoyens pourra décider les députés de tous bords politiques à cosigner cette proposition de résolution.

Je compte sur vous !

Merci d'avance,

Nicolas Laarman
Délégué général - Pollinis
Conservatoire des Fermes et de la Nature

__________
SOURCES ET COMPLÉMENT D'INFORMATIONS :

(1) FranceAgrimer – Etablissement National des Produits de l'Agriculture et de la Mer :Audit économique de la filière apicole française – Septembre 2012
http://www.franceagrimer.fr/Actualites/node_22291/Audit-economique-de-la-filiere-apicole-francaise/%28filiere%29/983/%28nodeActu%29/985

(2) Global Honey Bee Colony Disorders and Other Threats to Insect Pollinators :http://www.unep.org/dewa/Portals/67/pdf/Global_Bee_Colony_Disorder_and_Threats_insect_pollinators.pdf
PNUE : les abeilles menacées d'extinction, l'humanité met en cause son avenir : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=24688#.UP2311HWnrk

(3) 47 études qui condamnent les néonicotinoïdes : http://www.pollinis.org/spip.php?page=article

(4) Le futur des abeilles est-il entre les mains du lobby des pesticides - Corporate Europe Observatory, European Beekeeping Coordination - Novembre 2010 : http://bee-life.eu/fr/doc/151/

(5) Assemblée Nationale – N° 300 : Proposition de résolution relative à la préservation des insectes pollinisateurs et à un moratoire sur les pesticides de la famille des néonicotinoïdes et des phénylpyrazoles :
http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0300.asp
Yves Paccalet

Appel pour la Vanoise

La Vanoise, sa centaine de sommets de plus de 3 000 mètres, ses glaciers bleus sublimes (même s’ils régressent), sa flore de l’extrême, sa faune étonnante (bouquetins et chamois, lagopèdes et gypaètes, aigles et papillons apollons)… La Vanoise des merveilles ! La montagne de mes ancêtres, de mes balades et de mes rêves d’enfant ! Le « jardin vertical » (disait Samivel) des amoureux de la nature…

La Vanoise est à nouveau menacée…

Le premier parc national français a été créé en 1963. Il fêtera l’an prochain son cinquantenaire. Le gâteau d’anniversaire risque d’avoir mauvais goût… La cupidité des bétonneurs et la courte vue (que dis-je ? l’aveuglement !) des conseillers municipaux des communes alentour, sont en train de saper les principes de sa protection et de menacer ses richesses.
En 1963, j’avais dix-huit ans, je me suis battu pour que ce parc existe – derrière d’autres amoureux de la montagne : Samivel, Roger Frison-Roche, Pierre Tairraz, Jean Carlier, Pierre Pfeffer, Robert Hainard ou Jean Dorst… Une bagarre a opposé les promoteurs immobiliers et les aménageurs de stations de ski aux amis de la nature. Nous avons mobilisé. Les citoyens ont gagné.
Un demi-siècle plus tard, devons-nous reprendre les « armes » ? J’ai l’impression d’avoir rajeuni de cinquante ans, mais sans aucun plaisir ! Je siège (sous ma casquette de conseiller régional Rhône-Alpes) au Conseil d’administration (et au bureau) du parc. Une loi nous demande de rédiger une Charte qui fixe les objectifs et les règles de l’aire protégée, composée désormais d’un « cœur de parc » (l’ancienne « zone centrale ») et d’une « zone optimale d’adhésion » (l’ex-« zone périphérique »). À cette Charte, nous devons joindre une carte des vocations des territoires dans la zone d’adhésion.
Nous avons travaillé deux ans à la réalisation de ce document. Nous sommes parvenus à un compromis entre les divers groupes ou personnalités concernés : élus locaux (mais je suis aussi un élu local !), services de l’État, Conseil régional, Conseil général, Conseil scientifique, associations de protection de la nature, Conseil économique et social, personnels du parc, etc. ; le tout sous l’« œil » vigilant du préfet et de la sous-préfète. Le 28 mars 2012, notre Conseil d’administration a décidé d’« arrêter » la Charte et sa carte en l’état, et de les soumettre à l’enquête publique.
Chacun des organismes concernés doit d’abord donner son « avis ». Nombre de structures (la Région, etc.) ont répondu : « favorable ». Le Conseil général de la Savoie, présidé par Hervé Gaymard, a pondu un texte particulièrement ambigu et inquiétant.
Tout dérape avec les conseils municipaux.
Ou bien les délégués des maires au Conseil d’administration nous ont menés en bateau, ou bien ils ne représentent pas les édiles qui les ont envoyés, ou bien ils ne tiennent pas leurs troupes : sur la trentaine de communes appelées à se prononcer, plus de la moitié ont déjà rendu leur avis. À une exception près (« avis réservé »), toutes les réponses sont négatives. « Défavorable »…
Les conseillers municipaux n’ont toujours pas compris l’intérêt qu’ils ont à disposer gratuitement, dans leur commune, d’une merveille naturelle – d’un « monument naturel », comme disent les Américains. Aveuglés par la réussite financière de Courchevel ou de Val d’Isère, jaloux du fric qui y coule en avalanche et incapables de penser qu’il existe une autre façon de mener des activités touristiques que celle qui consiste à bétonner la montagne, à étendre au moindre vallon le domaine skiable et à élargir les pistes en autoroutes, ils affirment leur volonté de « rester maîtres chez eux ». À bas l’État, à bas les Parigots : comme il y a cinquante ans ! Telle qu’elle est rédigée la Charte ne leur impose pourtant pas plus de contraintes que celle d’un banal parc naturel régional : autrement dit, presque rien. Mais c’est encore trop. Alors que ni le texte, ni la cartographie ne leur seraient « opposables » dans les zones à vocation touristique (esquissées dans de vagues ellipses), les conseillers municipaux déchirent le document que leurs émissaires ont pourtant adopté…
Ces « responsables » si peu responsables rêvent de « développement économique », mais confondent « bétonnage » et « progrès », « projets immobiliers » et « tourisme durable ». Ils représentent les habitants de la montagne, mais ils n’aiment pas la montagne. Certains d’entre eux (les maires de Val d’Isère et de Bonneval-sur-Arc, par exemple) réclament encore et toujours qu’on ampute une partie du cœur du parc pour y construire des remontées mécaniques.
Amis (vrais amis !) du parc de la Vanoise, anciens ou nouveaux écolos, randonneurs, alpinistes, naturalistes, paysans, défenseurs du patrimoine, bergers des alpages, amoureux de la splendeur des hautes terres et de l’intégrité d’un territoire béni par la géologie et l’évolution, nous devons une fois encore nous mobiliser ! Le parc de la Vanoise a besoin de nos énergies. L’enquête d’utilité publique sera bientôt ouverte. Chacun devra prendre ses responsabilités – les élus (locaux, départementaux, nationaux, européens), la préfecture, la sous-préfecture, le ministère de l’Écologie, le Conseil d’État, le gouvernement, le chef de l’État devront s’exprimer. Ou devraient le faire !
Désirons-nous voir le parc national de la Vanoise prospérer et embellir, plutôt qu’être détricoté et dépérir ? Admettons-nous de voir ce chef d’œuvre remis en cause, grignoté, rongé, démembré par les décisions inopportunes de quelques chefs de village tout droit sortis de Clochemerle ?
Nous sommes nombreux à penser que la Vanoise appartient à ceux qui y vivent, comme moi-même ; mais pas uniquement ! Elle fait partie du patrimoine commun des Alpins, des Français, des Européens, des citoyens du monde, notamment de ceux qui sont encore à naître.
Nous exigeons que la Vanoise reste à jamais un symbole de la grandeur de l’Alpe, de la générosité de la vie, de la variété des espèces, de la musique du vent, de la poésie des cimes.

Voilà pourquoi je vous demande de signer avec moi, sur mon Blog : www.yves-paccalet.fr
ou sur tout autre support médiatique qui voudra bien s’en faire le relais, cet

Appel pour la Vanoise

Nous, citoyens de la Savoie, de la France, de l’Europe et du monde, conscients de l’irremplaçable valeur du parc national de la Vanoise ; soucieux de préserver sa splendeur et ses richesses géologiques, aquatiques, botaniques et zoologiques ; désireux de garder, au-delà du « cœur de parc », une « zone d’adhésion » vouée au développement d’un tourisme sage et durable, plutôt qu’au bétonnage et à la laideur…
Nous, anciens ou nouveaux défenseurs du parc national de la Vanoise, appelons nos concitoyens à se mobiliser, à donner leur avis, à peser sur les autorités et les élus des municipalités, du département, de la région et de l’État, afin que le texte de la Charte et sa cartographie tels qu’ils ont été « arrêtés » par le Conseil d’administration, soient adoptés par toutes les parties.
En attendant d’être améliorés dans le sens d’une meilleure protection des sites, des espèces sauvages et des richesses patrimoniales du territoire, c’est-à-dire de la préservation des beautés irremplaçables de la nature et de l’Histoire des hommes…

Le lien pour signer la pétition :
http://www.avaaz.org/fr/petition/Appel_pour_la_Vanoise/?cIReAdb
 
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Quoi de neuf au Mont-Joly ?

Souvenez vous, le projet de liaison des domaines skiables de Saint-gervais et des Contamines a été dévoilé au public le 20 décembre dernier: un télésiège entre la gare supérieure du TS du Mont-Joly et les ruines de la Combaz (situées en dessous de la tête du même nom), une dépose sur la crête pour les skieurs en provenance de Saint-Gervais , deux pistes de liaison de 6 m de large, empruntant une grande partie de la crête entre le Véleray et le Mont-joly (au point sud, alt 2492m), des terrassements importants, une arête arasée , décorée de ferraille et de" filets dissuasifs", des tranchées sous la tête de la Combaz avec des grillages renforcés ( l'endroit n'est pas stable...) , 3 gazex et queques points de tir. Bref, une liaison minimaliste, respectueuse de l'environnement, à peine visible... réalisée avec de simples permis de construire et une étude d'impact. Tout semble alors bouclé...

Noël arrive , puis la nouvelle année avec un beau cadeau, les décrets d'application de la loi Grenelle 2 enfin signés! Conséquence pour le projet de liaison, si les sociétés concessionnaires ne déposent pas avant le premier juin 2012 leurs permis de construire auprès des autorités compétentes, elles devront réaliser une enquête publique.

Courant janvier, nous sommes invités à prendre connaissance de l'étude d'impact. Nous découvrons alors qu'une plante protégée, la fétuque jolie, a la mauvaise idée de pousser au milieu des futures pistes. Las! pour la "terrasser" , il faut un arrêté préfectoral d'autorisation de destruction d'espèce protégée qui ne sera accordé qu' après avis favorable de la DREAL et du Conseil National de Protection de la Nature (CNPN). Le projet doit justifier des 3 critères suivants: - intérêt public majeur (en terme de santé, de sécurité publique, d'environnement, de politique fondamentale pour l'Etat et la Société ou d'obligation spécifique du service public...) , absence de solution ayant un impact moindre, absence d'atteinte à l'état de conservation globale de l'espèce. L'intérêt public et majeur du projet étant loin d'être prouvé, des solutions alternatives existant, nous alertons les services de l'Etat, le CNPN et le Ministère de l'Environnement.

Peu après, nous sommes avertis que le Ministère s'est prononcé pour le cas de liaisons entre domaines skiables en faveur de la prise en compte de l'ensemble des pistes et des surfaces des domaines skiables reliés pour l'application de la procédure UTN. En clair, nous est-il dit, dans le cas du Mont-Joly, les sociétés concessionnaires doivent passer par une UTN, procédure autrement plus sérieuse et plus lourde que les autorisations de permis de construire.
Pendant ce temps, la nature se rebiffe: le téléski du Véleray est mis hors service en janvier juste après son ouverture par une coulée, le télésiège de l'aiguille Croche légèrement endommagé par une autre coulée, toutes les pentes entre l'Aiguille Croche et le Véleray ravagées par les avalanches, 3 skieurs hors-piste emportés au dessus des Hoches (versant est du Mont-Joly - un mort).

Le Collectif s'est réuni pour faire le point et programmer les actions futures: entre autres, l'édition de flyers et le lancement prochain d'une pétition sur le web et sur le terrain. Nos arguments ne manquent pas contre cette liaison hideuse, dangereuse, aux lourds impacts environnementaux (faune, flore, eau) et paysagers, qui ne sera accessible qu'aux très bons skieurs, quelques heures par jour, quelques jours par an... et les Contaminards seront peut-être bien déçus si les vacanciers préfèrent séjourner dans les stations plus centrales et plus connues du domaine en s'imaginant se rendre facilement sur les pistes bien enneigées des Contamines.

Pour vendre une liaison inutilisable aux touristes, pour le plaisir de quelques free-riders, faut-il sacrifier la Tête de La Combe , les arêtes du Mont-Joly et la sécurité des usagers ?

Groupe "Sauvegarde du Mont Joly"

Pollution vallée de l'Arve
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Le froid ambiant actuel n'empêche en rien l'accumulation des polluants en vallée de l'Arve, ni dans les vallées alpines en général. Le vent du nord non plus. Ces quelques photos en PJ pour un état des lieux. Elles ont été prises ce 09 02 2012 en point médian de la vallée de l'Arve. Quelques remarques s'imposent:

1. On peut avoir un phénomène d'inversion en T° très basses ( - 18 en vallée ce jour , -9 à 1200m et -1 ou 0) à 1600m en versant sud).

2. Ce phénomène contrairement à ce que laissent parfois entendre certains élus et certains médias n'est pas précurseur de polluants. Il est un phénomène naturel aggravant pour la pollution car il l'accumule le temps que dure ce phénomène. Il peut atteindre 20 à 30 jours consécutifs.

3.On peut avoir des inversions avec des T° bien plus douces (+5° en plaine et + 15 à 1800m en versant sud).

4. Il se produit le plus souvent en période anticyclonique (hautes pressions). L'air plus chaud en altitude, plus léger monte et est remplacé de l'air plus froid plus lourd qui descend et plaque la pollution en fond de vallée.

5. Seule une arrivée d'un système dépressionnaire (basses pressions) avec pluie ou neige venue d'ouest mettra fin à l'épisode d'inversion.

6. En cycle d'inversion, le nuage reste la nuit sans convections thermiques en altitude où l'air se refroidit et descend rejoindre la couche.

7. Le chauffage est tributaire de la pollution aux PM10 l'hiver à concurrence de 50% maximum. L'été on enregistre des taux médiocres de ces mêmes PM 10 sans chauffage. Elus, médias, préfet, ppa, ne parlent tjs que de chauffage. C'est plus douloureux et il faut plus de courage pour parler du trafic routier, précurseur aussi de PM 10 mais surtout de NO2 à concurrence de 80%.

8.Depuis 2007 la loi n'est pas respectée dans la vallée pour les PM10 mais pas seulement. En 2011, 70 jours de dépassement des 50µg/m3 d'air pour 35 autorisés. Le PPA traîne des pieds. L'année 2012 prend le chemin de 2011. Alors que fait-on? La santé publique est menacée ets'avère de loin ne pas être une priorité ni une préoccupation. Le fléau est mis en évidence à Sallanches, Cluses, Bonneville, Annemasse et Genève. Pas la moindre mesure de réduction des émissions en vue.

MOBILISONS NOUS ET UNISSONS NOUS.

9. L'AG de l'ARSMB le 02 mars 2012 à 20h30 au Majestic pourrait être l'occasion d' élaborer LA stratégie contre l'inertie de l'état, du député (Président du Conseil National de L'Air) plus enclins à entendre les doléances des lobbies.

Bien cordialement à toutes et tous.
P/O L'ARSMB. Simon Métral.
Communiqué ARSMB
Novembre 2011
 

Une pollution de l'Air inadmissible.


La pollution atmosphérique est alarmante dans les vallées alpines. En vallée de l'Arve elle atteint le stade de l'inadmissible, sauf à accepter les risques les plus graves pour notre santé.
Sur l'ensemble de l'année, des taux de polluants battent les records et pulvérisent les seuils légaux, plaçant la vallée de l'Arve dans l'illégalité totale. Le constat d'Air de l'Ain et des Pays de Savoie est implacable, au point de recommander aux enfants de ne pas sortir en récréation et aux sportifs de cesser leur activité.
Pour exemple: A Passy les 35 jours de dépassements autorisés de 50µg/m3d'air des PM 10 sont largement bafoués et au 29 novembre on arrive à 60 jours, avec des pics jamais relevés. Annecy , Annemasse et la partie médiane de la vallée connaissent sensiblement les mêmes dépassements.
Pour le dioxyde d'azote (NO2), polluant à imputer pour 75% au trafic routier, à la station des Bossons on relève une moyenne depuis le 1er janvier de plus de 50µg/m3 d'air, la loi imposant de ne pas dépasser les 40µg, seuil non respecté non plus à distance des axes routiers.
Et on ne parle pas des HaP ou de l'ozone l'été ni des taux médiocres en permanence hors pics.

Alors que fait-on? On attend que le Plan de Protection de l'Atmosphère tente d'inverser la tendance? Au vu de la frilosité de certaines mesures, on attend de faire le même constat début 2013?

Nous les Associations environnementales et les 33 médecins ayant donné l'alerte, organisons un Rassemblement ce samedi 03 décembre 2011 à 14h00 à l'aire de régulation des poids lourds de Passy pour rappeler leurs devoirs aux autorités et notre droit à respirer un air qui ne nuise pas à notre santé.
POLLUTION: ON CREVE

Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc.
Collectif de médecins.
Pro-Mont-Blanc.
Association des Victimes de la Pollution de l'Air.
Association Citoyenne et Républicaine de Passy.
Atelier Equithés.
Mouvement Ecologique de la Haute Vallée de l'Arve.

✪ INFO Environn'MontBlanc ✪ 21/12/2012 ✪ Nº75 ✪


Spécial PPA de la vallée de l'Arve
Le PPA adopté par le Préfet

D'ici la fin décembre, le Plan de Protection de l'Atmosphère de la vallée de l'Arve sera approuvé par le Préfet de Haute-Savoie, par arrêté préfectoral. Les arrêtés relatifs aux mesures individuelles devraient être publiés entre janvier et avril 2012. Ceci a été annoncé lors d'une séance plénière du PPA, le 19 décembre, à laquelle étaient présents de nombreux maires et élus du territoire concerné, ainsi que de nombreux représentants associatifs et acteurs économiques.

Les fruits de l'enquête publique

Suite à l'enquête publique de cet automne, le commissaire enquêteur a émis un avis favorable à ce PPA, assorti de 17 recommandations, qui devront être suivies par le Préfet et prises en compte dans la publication et l'application du PPA. Plusieurs remarques concernent l'information, qui devra être améliorée, mais aussi précisée pour certaines mesures (délais, responsabilités, moyens humains, financement...). La diffusion de l'information auprès du public, lors de pics de pollution, devra également être intensifiée. Le ferroviaire, tant pour les voyageurs que pour les marchandises, devra faire l'objet d'une concertation auprès des opérateurs, décideurs concernés, usagers et citoyens. Concernant les poids lourds les plus polluants, un calendrier de retrait ambitieux a été fixé (dès 2012 pour les Euro 2 et 2013 pour les Euro 3). L'implantation de voies cyclables et d'aires de covoiturage devront devra faire l'objet d'incitations particulières. Au sujet du chauffage individuel au bois, des informations complémentaires sont jugées indispensables, ainsi qu'un dispositif incitatif pour accompagner les citoyens dans l'amélioration des performances de leur chauffage.
Enfin, le très important processus de suivi de ce PPA devra être renforcé. Il se devra d'être régulier et d'inclure tous les acteurs de la société. Des mesures rectificatives pourront être prises chaque année et non uniquement au terme des 5 ans du Plan.

Beaucoup de zones d'ombre

Le PPA, dans son ensemble, reste toutefois un document très flou et il est difficile aujourd'hui de présumer de l'application concrète des mesures préconisées. Prenons l'exemple de la limitation du transport international de marchandises en cas de pollution : "Toutes les mesures seront prises pour organiser un report modal vers l'autoroute ferroviaire alpine en vallée de Maurienne". Quelles seront ces mesures, quel sera le degré d'obligation ? Cette phrase ne comporte en réalité aucun objectif concret de report modal, mais offre au contraire de nombreux échappatoires, tels que "A défaut de disponibilité de l'autoroute ferroviaire alpine, un simple report d'itinéraire sera engagé".
On peut aussi se demander quand commence un pic de pollution ? Au premier jour de dépassement, comme le souhaitent les associations ? Au 3e jour, comme le demandent les 14 communes du Pays du Mont-Blanc ? Ou après le dépassement des 35 jours annuels autorisés pour les PM10 ? L'imprécision prédomine et permet encore trop d'interrogations vis à vis des mesures concrètes et de leur efficacité.

Un chantier de longue durée


L'adoption du PPA ne représente en réalité pas une fin en soi, mais marque le début du travail de définition précise des mesures dans leur détail, puis d'évaluation de leur efficacité. Le travail de suivi sera tout aussi important que celui d'écriture du PPA et chacun est invité à s'inscrire, d'ici le 31 janvier 2012, afin de demander à faire partie du comité de suivi : ddpp@haute-savoie.gouv.fr

Reconnaître les avancées

Telle une cordée d'alpinistes en très haute montagne, la progression est lente, chaque pas coûte et l'on glisse même parfois, mais le processus vers le haut est indéniablement en marche. La prise de conscience de l'enjeu de santé publique que constitue la pollution de l'air est née et nos autorités haut-savoyardes semblent, pour la première fois, résolues à agir sur cette question. Elles doivent actuellement jongler avec de nombreuses composantes, dont les pressions d'acteurs économiques tels que les transporteurs, l'ATMB et les industriels, habitués jusqu'à présent à être entendus et à dicter leurs choix. Or, dans le processus du PPA, nous avons assisté, en cette année 2011, à la remise en cause de certaines demandes des acteurs économiques, particulièrement dans le domaine des transports. L'étape est importante, même si, face à l'enjeu de santé et de vie humaine, la progression semble encore beaucoup trop lente.


Pic de pollution
Blocage du viaduc


La région Rhône-Alpes a connu récemment un record de pollution de son air automnal aux particules, avec 23 jours de dépassements consécutifs des seuils, entre le 10 novembre et le 2 décembre. Sur les 11 premiers mois de l'année, la station de Passy a déjà enregistré 62 jours de dépassements, au lieu des 35 jours autorisés par la loi. Un record pour cette station. A Chamonix (au bord de la route d'accès au tunnel du Mont-Blanc), ce sont les dioxydes d'azote qui posent gravement problème.
Face à cette situation inacceptable d'atteinte à la santé publique, les associations du pays du Mont-Blanc ont bloqué le viaduc des Egratz le 3 décembre 2011, jusqu'à ce que le Préfet de Haute-Savoie accepte de rencontrer une délégation associative.
Lors de cette rencontre, les associations ont demandé des mesures efficaces dans le PPA, dès le début de l'année 2012, et rappelé que les attentes et les inquiétudes des citoyens étaient très fortes face à la pollution de l'air. Elles ont affirmé que la mise en place d'actions phares, telles que l'amorce du report vers le rail du transport de marchandises dans les Alpes, dépendent beaucoup plus de questions de volonté politique que de freins techniques ou financiers.

Rappel : mobilisation
Congrès FNE le 28 janvier

Au début d'une année très électorale, FNE souhaite mobiliser les citoyens et associations pour que l'environnement soit présent dans la campagne présidentielle. L'objectif est de réunir 1500 personnes, au minimum, lors du congrès FNE du 28 janvier 2012, à l'Espace Paris Est de Montreuil.
Des intervenants de marque seront présents, ainsi que plusieurs candidats à l'élection présidentielle, au cours de cette journée. La FRAPNA Haute-Savoie souhaite organiser 1 bus au départ de notre département, vers le congrès FNE, pour une participation de 15 € par personne seulement. En cas de voyage en train, FNE offrira une participation de 25 € sur le prix des billets.
Il est important de se mobiliser pour rappeler aux candidats et à leurs partis que les questions d'environnement comptent en France et ont un poids électoral. Merci d'avance pour votre mobilisation.

Infos et programme congrès FNE
Contacter la FRAPNA Haute-Savoie : isabelle.bermond@frapna.org

Anne Lassman-Trappier
Présidente Environn'MontBlanc
cristallin74@free.fr www.emontblanc.com
 
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Plan de protection de l'atmosphère : nous avançons...

Depuis de nombreuses années, en tant que militant soucieux de protéger le milieu naturel menacé mais aussi en tant que conseiller municipal, j'ai régulièrement exprimé des inquiétudes quand nous constations une dégradation ou une atteinte à notre milieu naturel proche, tout particulièrement à Passy.

Après l'annonce par les médias, en décembre 2009, de la présence dans l'air de la vallée de polluants dangereux (Benzo a Pyrène), nous avons organisé avec des associations locales impliquées dans la protection de l'environnement une première réunion publique pour informer la population inquiète de l'état réel de l'air que nous respirons. Avec une centaine de particuliers et d'associations responsables, nous avons ensuite déposé plainte auprès du Procureur de la République d'Annecy contre l'Etat pour ne pas avoir élaboré de Plan de Protection de l'Atmosphère alors que les niveaux de dépassements d'oxydes d'azote, d'oxydes de soufre et de PM10 (particules fines dangereuses pour la santé) dans la vallée sont connus depuis 2006. Le Préfet nous a alors réunis le 27 septembre, à Bonneville et a clairement affirmé :« Un Plan de Protection est nécessaire dans la Haute vallée de l'Arve. On ne peut nier la relation de cause à effet entre la pollution et la santé des populations». Par contre, l'étude épidémiologique réclamée à l'échelle locale par un collectif de médecins ne serait pas nécessaire puisque le lien entre l'exposition à la pollution et la santé a été établi (irritations des yeux, des voies respiratoires, crises d'asthmes, maladies cardio-vasculaires...).

Le PPA est un plan d'actions, placé sous la responsabilité du Préfet, qui vise à ramener les concentrations en polluants dans l'atmosphère à un niveau inférieur aux normes réglementaires dans les grandes agglomérations (plus de 250 000 habitants) ou dans les zones jugées critiques (c'est le cas en vallée d'Arve). Trois ateliers auxquels j'ai participé ont permis de définir le contenu de ce plan : contexte et diagnostic, mesures à prendre, pilotage et suivi ont été les thèmes retenus.
Des maires et des présidents des communautés de communes de Saint Pierre en Faucigny, du Mont- Saxonnex, de la communauté du Pays Rochois, soucieux d'informer et de protéger la population de leur secteur, ont demandé à intégrer le dispositif. Quarante-et-une communes, de Vallorcine à Bonneville, sont désormais concernées par ce plan. Parmi les mesures à prendre afin de baisser les niveaux de pollution au moment des pics constatés, souvent en hiver, nous avons proposé l'ajout gratuit de trains supplémentaires entre Le Fayet et Annemasse ou l'incitation à améliorer l'isolation des bâtiments en subventionnant certains travaux.

L'argent public ne serait-il pas mieux utilisé dans ces quelques simples mesures plutôt que dans l'organisation hypothétique de Jeux Olympiques d'hiver qui serait une initiative contre nature, très coûteuse pour le contribuable passerand ? Il est mal venu d'augmenter cette pollution de fond par un surplus d'urbanisation, de routes et parkings liés à ces circonstances de prestige et à une inflation des déplacements routiers. Pour nous Passerands, nous pensons que le PPA constitue un bon outil qui doit modestement nous amener à réfléchir à la mise en place d'une société désirable pour les générations futures et nous préparer à la transition écologique et économique qu'il faudra obligatoirement assumer dans les prochaines années.

Michel Duby avec la complicité de Myriam Saler,
 conseillers municipaux de la liste citoyenne de gauche.
Pour aller plus loin ...
Plan de protection de l'atmosphère :
grâce à la mobilisation citoyenne, nous avançons !

 Depuis quelques années, des associations soucieuses de protection de l'environnement et quelques trop rares élus locaux ont exprimé leurs craintes quant à la présence dans l'atmosphère de la vallée de l'Arve de substances polluantes dangereuses pour la santé. Ces militants de la première heure appartenaient à l'Association pour le Respect du site du Mont Blanc, à l'Association pour la qualité de Vie à Passy, à l'Association Citoyenne et Républicaine de Passy, à l'Association  des Victimes de la Pollution de l'Air en Vallée de l'Arve, au Mouvement Ecologique de la Haute Vallée de l'Arve...Les résultats des mesures de certains polluants sont connus depuis 2006 pour le dioxyde d'azote (NO2) et les poussières très fines qui sont évaluées en microgramme par m3 (PM10).
 La campagne de mesures réalisées en 2008 par Air APS (Air Ain Pays de Savoie), organisme mandaté par l'Etat et la Région Rhône-Alpes dans le cadre du Plan Régional de la Qualité de l'Air a révélé en décembre 2009, sur notre territoire, un taux moyen de benzo a pyrène (BaP , réputé dangereux car cancérigène pour l'homme) de 3,9 ng/m3 supérieur à la valeur cible (1ng/m3) qui n'est pas encore la norme légale reconnue. La réunion publique d'information en février 2010, à l'initiative des responsables de ces associations qui se sont présentés comme des « lanceurs d'alerte » a rassemblé dans l'auditorium du collège de Passy trois cents personnes. Celle-ci a été suivie par une seconde, organisée par la municipalité et qui a connu un  succès moindre.

Inquiétude et mobilisation de la population :
la réaction de la préfecture


Conscients des problèmes graves posés par la présence dans l'air de ces produits dangereux, les associations, appuyées par une centaine de particuliers ont déposé une plainte contre le Préfet représentant l'Etat, pour non-application de la loi LAURE (Loi sur l'Air et l'Utilisation Rationnelle de l'Energie – 30 décembre 1996) ; l'objectif principal de celle-ci est la reconnaissance du droit pour chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. Il s'agissait de demander la mise en place d'un Plan de Protection de l'Atmosphère, en cas de dépassements notoires des seuils de pollution.
Au cours d'une réunion plénière en sous-préfecture de Bonneville en septembre, le Préfet a annoncé qu'il n'était pas opposé au principe de faire respecter la loi et d'installer le plan réclamé dans un périmètre à préciser.
La détermination des militants de ces associations soucieuses de protection de l'environnement n'est pas étrangère à la décision des autorités qui ont accepté de répondre à nos interrogations, partagées par une population légitimement inquiète. Le rôle d'un collectif de médecins, sensibles aux problèmes d'environnement, est à souligner.
En raison de la réponse du préfet qui s'est engagé à mettre en place un plan de protection de l'atmosphère, la requête auprès du procureur de la République a été rejetée en octobre 2010.

Nouveaux éléments transmis au cours de ces réunions

 De nouveaux éléments concernant la qualité de l'air ont alors été exposés aux représentants de l'administration invités, à deux ou trois responsables d'entreprises locales  de transports, aux militants des associations venues en nombre et à quelques maires qui avaient accepté de se déplacer.
Au sujet des PM10, ces particules fines de moins de 10 microns de diamètre, la France est mise en demeure de respecter les valeurs limites imposées en Europe. La moyenne journalière de 50 microg/m3 ne doit pas être dépassée plus de 35 fois par année. Cela n'a pas été le cas en 2007, 2008, 2009...et 2010 (40 journées de dépassement au début du mois de novembre). Ces mauvais résultats sont à l'origine de l'obligation de la mise en place du PPA. Ce polluant provient essentiellement des transports, du chauffage, de l'industrie.
L'oxyde d'azote est en grande partie consécutif au trafic routier ( déplacements individuels, transports internationaux...). Il est considéré comme très irritant pour les voies respiratoires.
 Les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques parmi lesquels le BaP), après le niveau d'alerte révélé fin 2009 pendant la période hivernale, auraient sensiblement diminué ( réduction de plus de 50 % en raison de l'installation d'un filtre coûteux et performant par la société SGL Carbon).
Quant à l'ozone, l'un des polluants les plus dangereux pour la santé au-delà d'un certain seuil, les pics sont atteints l'été. L'origine de cette pollution résulte de l'action du rayonnement sur certains rejets liés à l'automobile ou à l'industrie. L'ozone provoquerait des irritations des bronches, des crises d'asthme notamment chez les enfants.

Il ressort de ces premières rencontres qu'il existe une relation causale, soulignée par les médecins présents, entre exposition à la pollution atmosphérique et santé des populations. Les effets à court terme provoqueraient l'irritation des yeux ou des voies respiratoires mais aussi des crises d'asthmes...A long terme, des pathologies chroniques notamment les maladies cardio-vasculaires seraient aggravées. Les effets cumulatifs des différents polluants renforceraient les risques auprès de la population exposée.
Par contre, une étude épidémiologique à une échelle locale serait inutile car le lien entre exposition à la pollution atmosphérique et santé serait déjà clairement établi...ce qui n'est pas pour autant rassurant.

Qu'est-ce qu'un plan de protection de l'atmosphère ?

Le Plan de Protection de l'Atmosphère s'avère d'après le Préfet lui-même, dans ce contexte, parfaitement justifié.
De quoi s'agit-il ?
C'est un plan d'actions, placé sous la responsabilité du Préfet, qui vise à ramener les concentrations en polluants dans l'atmosphère à un niveau inférieur aux normes réglementaires.
Les agglomérations de plus de 250 000 habitants (25 en France),  les zones où les valeurs limites sont dépassées ou risquent de l'être (c'est le cas dans la vallée de l'Arve) sont concernées.
Les réunions successives ont permis de définir un périmètre d'application englobant 41 communes, de Vallorcine à Bonneville. Quelques maires ou représentants de communautés de communes responsables ont sollicité l'intégration de leur territoire dans ce dispositif (la communauté du Pays Rochois, St Pierre en Faucigny, Mont Saxonnex..). En tant que militants d'associations de Passy, Lionel Jacquet et moi-même participons à cette réflexion collective.
Après avoir fixé le cadre général et listé les polluants susceptibles d'être suivis, trois collèges composés de représentants d'administration, de membres d'associations et de trop rares élus ont été constitués :
  • dans un premier temps, il s'agit à partir des analyses communiquées par Air APS de préciser le diagnostic;
  • dans un second temps, de définir les mesures à prendre ;
  • enfin, d'encourager le  Préfet à organiser des réunions plénières qui assureraient le pilotage et le suivi du dispositif.
 Une enquête publique permettant l'expression de la population se déroulera au printemps 2011. Le PPA sera alors approuvé par arrêté préfectoral.
Parmi les premières conclusions retenues, l'ensemble de la vallée de l'Arve est bien concerné par les problèmes de pollution de l'atmosphère. Par contre, le lien direct entre l'origine des émissions et la concentration des polluants dans un espace n'est pas bien établi. En effet, la topographie du canton, au pied de versants montagneux, est peu propice à la dispersion de rejets indésirables dans l'atmosphère. Les effets fond de vallée favorisent leur concentration. Par ailleurs, même si les phénomènes d'inversion de température n'entraînent pas forcément l'accumulation de polluants, il semble qu'en période hivernale, dans la plaine du Mont-Blanc, ils y contribuent. A noter qu'en Maurienne, malgré la présence de sources d'émissions plus nombreuses qu'en vallée d'Arve, les taux de concentration de polluants sont moins importants.

Rechercher des solutions grâce à des choix politiques

Nous entendons, comme les autres militants impliqués dans ces réunions de travail, affirmer notre volonté de mieux préserver notre environnement. La politique des transports et nos habitudes de consommation doivent être remises en cause, repensées. Ce sont bien des choix politiques qui devront être faits par les conseils municipaux, le conseil général ou régional afin d'apporter à la population les moyens de se déplacer collectivement ou d'utiliser les énergies différemment. Toute nouvelle infrastructure publique devra être prioritairement évaluée à l'aune de l'impact sur la qualité de l'air.
Les plans locaux d'urbanisme devraient obligatoirement prendre en compte cette dimension. C'est à ce prix qu'une réduction conséquente des émissions de ces polluants indésirables pourra être obtenue afin de préserver la qualité de vie dans l'espace montagnard unique qui nous abrite.
Le PPA est un nouvel outil qui doit modestement nous amener à réfléchir à une société désirable pour les générations futures et nous préparer à la transition écologique et économique qu'il faudra obligatoirement assumer dans les très prochaines années.

Michel Duby, conseiller municipal de la gauche citoyenne écologique.

 Chauffage au bois : l'avis de l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie.
 
Nous avons pu lire dans les articles reprenant les propos culpabilisants de certains élus mal informés que le bois utilisé par les particuliers serait source de la plupart des pollutions.

Qu'en est-il ?
D'après l'ADEME, le bois est une énergie renouvelable car la ressource se reconstitue rapidement, à l'inverse des énergies fossiles qui mettent plusieurs millions d'années à reconstituer leur stock. Son utilisation  permet de diviser les émissions de dioxyde de carbone (CO2) par 12 par rapport au fioul et par 6 par rapport au gaz. Son impact est donc neutre sur l'effet de serre, sous réserve que l'équilibre entre le développement et le prélèvement sur la ressource globale soit préservée.
Par contre, les caractéristiques du combustible influent sur les émissions de particules :
un bois à plus de 20 % d'humidité (moins de 15 mois de séchage sous abri extérieur) peut émettre jusqu'à 30 fois plus de particules qu'un bois sec.

Autres informations:
  • Rendement d'une cheminée ouverte : 10 %
  • Cheminée avec insert : 50 à 70 %
  • Poêles à bois performants : 60 à 80 %
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